Maison de la culture, un redressement urgent

Cet édifice public spacieux, bien situé, port d’attache de la jeunesse, disponible pour peu qu’il soit sollicité, des aides utiles sont dispensées sur ce lieu, sans malheureusement l’apport en équipements nécessaires ce qui fait perdurer la paralysie frappant ce secteur vital. Le constat est amer et incite à réagir. A l’entrée, à droite, deux salles que l’on dit avoir servi de bibliothèque et de salle de dessin offrent un spectacle désolant. Vides, dépourvues de matériel ou de simples accessoires vestiges de leur précédent usage. L’activité culturelle se limite pour l’instant à la pratique sportive qui enregistre une adhésion massive de 150 pratiquants dans les disciplines de boxe et karaté. L’appareil de baby-foot installé dans la grande salle, attire les jeunes épris de cette distraction. Pourtant, tout prédisait que l’année 2006 serait bonne. Les travaux de finition (peinture, branchement de gaz,réfection de la boiserie) ont été pris en charge par l’APC d’Aomar. Le renforcement de l’encadrement technique par le recrutement (2 femmes dont la volonté et la polyvalence sont très appréciées). D’une structure de l’Etat à une autre, le directeur se débat pour ranimer son établissement. Remettre en selle l’activité culturelle dans toutes ses dimensions (musique, théâtre, Internet… ) nécessite l’apport d’un équipement approprié à toutes les disciplines, constatées être au goût des jeunes.

A. Chérif