Le P/APC Ramoud Mouloud, accompagné par son premier adjoint, Ikhlef Smaïl de quelques responsables de la Sonelgaz et de la DMI, ont parcours ce lundi le village Tifra. L’objet de cette visite de travail est de faire l’examen des lieux qui vont être alimentés tout prochainement en énergie électrique. Cette délégation, renforcée par quelques citoyens et le délégué des archs, Arezki Mouloud, a d’abord été à Tala Oumeyal, une extension du village Tifra où se trouvent bâties quelques habitations éparses dont certaines ne sont pas dotées en électricité. Après avoir pris tous les renseignements nécessaires et échangé des propos avec quelques citoyens du quartier, la délégation a rebroussé chemin pour visiter un autre site. Il y a lieu de dire ici, concernant Tala Oumeyal, que sa voie d’accès est quasiment impraticable en hiver et que faute d’existence de réseau d’assainissement les habitants se sont rabattus sur les fosses septiques en attendant que les autorités veulent bien prendre en charge la viabilité du site. L’engagement de l’APC de procéder au revêtement de la piste Ameyal, ce mois-ci, est très bien accueilli par les habitants qui attendent de leur APC d’autres efforts. Handouna est le second lieu visité par la délégation. Là, le projet d’électrification serait tout simplement tombé à l’eau attendu qu’un citoyen a fermement refusé que la ligne à haute tension survole son terrain. Heureusement qu’après étude des différentes possibilités d’installation du réseau, une solution a été trouvée. Le projet sera incessamment lancé. La délégation a pris immédiatement la direction de Assam où sept habitations n’ont pas bénéficié du raccordement au réseau électrique réalisé tout récemment à L’amrabaâ. Là, contrairement à Handouna, le propriétaire des terrains où devrait normalement passer la ligne, a signifié aux responsables qu’ils peuvent placer à l’endroit qu’ils jugent utile leur pylône. Aucune opposition ne leur sera faite. Car s’il est une vérité qu’il ne faut pas oublier c’est ce phénomène «d’opposition» de certains citoyens à des travaux d’utilité publique. Que de pistes agricoles, de réseaux d’assainissement, etc… n’ont pas été réalisés tout bêtement parce qu’un seul citoyen s’est opposé au motif que le projet en question traverse son terrain. Et là, le P/APC de Tifra a été très clair : «S’il y a la moindre opposition, tout projet envisagé ne sera pas pris en charge». Le législateur doit se pencher sur le phénomène d’opposition qui tend à devenir une mode. Car, à bien y regarder, si ce phénomène existait auparavant aucune route, aucune piste, aucun réseau d’assainissement n’auraient existé.
Boualem B.
