AïT YAHiA MOUSSA – Résorption de l\’habitat précaire (RHP) – 24 logements attribués

À l’occasion de la commémoration des massacres du 17 octobre 1961, les clés de 24 logements, réalisés dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP), ont été remises aux bénéficiaires dans une joie indescriptible, après une attente qui aura duré plusieurs années. En effet, ce n’est qu’après que la Commission de daïra a établi la liste que ces familles, qui logeaient dans des habitations précaires, ont pu enfin avoir un toit décent. «Pour moi, c’est aujourd’hui l’indépendance. Nous avons souffert durant des années. Enfin, mon nom figure sur la liste», a indiqué une femme d’un certain âge, toute émue. Sitôt les clés reçues, les familles ont commencé à occuper leurs logements dotés de toutes les commodités, en attendant le raccordement au réseau de gaz naturel. «La Commission de daïra a fait des enquêtes. Il fallait trier les bénéficiaires parmi des dizaines de familles.

Il faut savoir aussi que le dernier projet de dix logements de la même formule a été livré en 2015. Ainsi, notre commune n’a rien à offrir en matière de logements. Dans le projet de trente logements, il en reste encore six à attribuer, après l’étude approfondie des recours», a déclaré Rabah Hamitouche, le maire. Pour notre interlocuteur, ce projet a pris énormément de temps. «C’est un projet lancé en 2008. Il date donc de onze ans. Plusieurs entreprises sont passées par là et il a fallu beaucoup de sacrifices pour le reprendre, et ce après de nombreuses réévaluations. Mais on est fiers, aujourd’hui, de l’avoir livré à ces familles dans la précarité», a ajouté le P/APC. Il est à rappeler que dans cette commune rurale, l’inexistence d’assiettes foncières a freiné le lancement des projets, notamment de logements. «Tous les terrains appartenant à l’APC ont été utilisés.

Impossible de dénicher un mètre carré. C’est pourquoi nous avions ficelé un dossier complet afin d’obtenir le transfert d’une partie des terres forestières dans le but de lancer quelques projets, comme nous l’avions fait pour la concrétisation du siège de l’APC, du lycée et du CEM Base 5. Sans cela, nous n’avons aucune possibilité de procéder à l’extension de notre petit centre urbain. N’oubliez pas que notre commune a été créée par décret présidentiel, en 1971. Près d’un demi-siècle après, nous avons moins de deux cents logements. Or, dans d’autres municipalités, sur un seul site, on compte plus de deux cents logements», a expliqué cet édile communal. A noter que c’est grâce à la formule d’aide à l’habitat rural que les citoyens ont pu réaliser sur leurs propres terrains leurs habitations. D’ailleurs, l’exécutif communal appelle les responsables de la wilaya à accorder un quota important à cette municipalité pour répondre à l’énorme demande en la matière.

Amar Ouramdane