Les forêts qui, jadis faisaient la beauté et même le charme du Djurdjura, se trouvent à l’heure qu’il est, livrées à une véritable destruction sans retenue. Le laisser-aller des services compétents aidant, les paysans, ignorants la valeur et l’importance du tissu floral dans l’équilibre écologique, ne manquent pas quant à eux ajouter leur mal. C’est l’hécatombe ! Aux feux de forêts qui, chaque année, ravagent plusieurs hectares, s’ajoutent les pratiques de pillage de bois qui se fait dans l’impunité. Ainsi, les apprentis affairistes et les paysans ignorants, qui font du massacre des forêts leur gagne pain, ont fait de ces massifs un véritable Elderado d’où renflouent leurs caisses avec l’argent des pieds-droits qu’ils s’y procurent. Pis encore, les restes d’arbres incendiés et même les petits arbrisseaux n’échappent pas à l’abattage dévastateur. Tant en été qu’en période hivernale, les bûcherons de la catastrophe se rendent dans ces forêts pour s’approvisionner en bois. Par ce fait, il est à constater qu’il ne reste presque rien des grands massifs forestiers de la région. La grande forêt d’Iherqane en est l’illustration, vu qu’il n’en subsiste que quelques arbres. Même constat par ailleurs que ce soit du côté de Tala Tana ou Izirouel, où la grande partie de ces massifs est décimée. Enfin, il y a lieu de signaler que faute d’associations écologiques et autres organismes de prise en charge en ce domaine, qui doivent jouer un grand rôle en matière de sensibilisation des citoyens, le pire est à redouter. Par là, les campagnes de sensibilisation et le redéploiement des gardes-champêtre sont plus qu’indiqués pour parer à la catastrophe patente. Ainsi et à voir l’ampleur des dégâts occasionnés, les pouvoirs publics doivent prévoir un plan Orsec pour réhabiliter un tant soit peu ce tissu floral dont l’importance n’est plus à démontere.
Lyazid Khaber
