La distribution d’eau à l’épreuve des branchements illicites

La gestion de l’eau potable n’est pas dénuée d’embûches dans la commune de Boudjellil qui compte 18 villages qui sont situés essentiellement sur des reliefs élevés. Même si l’APC a fait de l’AEP sa priorité majeure, en lui accordant la part du lion en matière de PCD, elle continue à se heurter à des difficultés de distribution sur le terrain. Avec des réseaux en proie à une grande vétusté et face à l’incivisme régnant qui fait que tout un chacun entend s’autoalimenter à tout prix, au détriment des autres, une distribution rationnelle et équitable est-elle envisageable dans les conditions actuelles ? Une fuite, déjà réparée à Larbaâ Takdimt, sur le CW 42A, est à l’origine d’un écoulement d’eau potable sur la chaussée, diminue sans doute les capacités du réseau défaillant à alimenter les citoyens, en cette période caniculaire. Plus loin vers l’est, en allant vers Allaghan, une grosse flaque sur une rive du CW42, reliant Allaghan à Bordj Bou Arréridj, témoigne d’une autre fuite qui doit, de toute évidence, mettre à mal la conduite principale. A Boudjellil, les services des eaux de l’APC ont été confrontés à une serie de fuites, engendrées par des travaux de branchement de gaz de ville qu’ils ont durablement « combattus » et réparées. A Boudjellil et à Béni Mansour, il y a un grand nombre de conduites sans compteur. Les citoyens sans scrupules qui en sont dotés se permettent une consommation d’eau à outrance, détournée au profit de vergers et d’oliveraies. Beaucoup ont recours aux pompes, au détriment de leurs voisins immédiats.

Z. F.