La commune de Beni Djellil, distante d’une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa et relevant de la circonscription administrative de la daïra d’Amizour n’est pas encore dotée d’une ambulance et d’un médecin permanent. Le seul centre de santé implanté au lieu-dit village Tighzert ne comporte que deux salles de soins avec un seul infirmier permanent. Un médecin généraliste et une sage-femme ne viennent qu’une seule fois par semaine de 9 h à 12 h pour y effectuer des consultations médicales. Ce qui est dérisoire par rapport aux besoins de la commune. Les habitants de cette paisible localité doivent, à chaque fois qu’une urgence est signalée, transporter leurs malades à l’hôpital d’Amizour pour des prestations de service et ce, même avec des moyens de transports privés puisque le service public en question n’est pas doté d’une ambulance pour les urgences. « Pourtant le wali, lors de sa visite dans cette localité le 13 mars dernier, a promis de doter la commune d’un dentiste mais on ne voit rien venir à ce jour », dira en substance le vice-président de l’APC de Beni Djellil, Kaci Salem. Cependant, le centre de santé de Tighzert a bénéficié récemment d’une enveloppe financière de 166 millions de centimes pour la réfection qui enregistre une avancée considérable dans les travaux qui ont débuté il y a de cela un mois. 90% des travaux ont été effectués. Il a été procédé à la réfection des portails, de la peinture et de l’étanchéité, mais le renforcement de cet édifice public avec un médecin permanent et un dentiste ainsi que sa dotation d’une ambulance est plus que primordial et il y va de la santé des habitants des quatre coins de la commune.
Medhouche R.
