Ce qui est désolant dans le projet de construction des 155 logements LSP de Kadiria, à l’arrêt actuellement, c’est qu’une grande partie des travaux est à un stade avancé et qu’il suffirait peut-être d’un petit détail pour que les travaux reprennent leur cours normal. Dans la partie qui longe l’oued Isser, à quelques pas de la daïra de Kadiria, deux grands blocs apparaissent, l’un d’eux a enregistré une légère avance dans les travaux de peinture et dans la séparation intérieure des logements. Une personne ayant souscrit au projet, au fait des tenants et aboutissants de l’affaire, affirme qu’un relâchement est constaté ces derniers temps, et les entrepreneurs contactés par l’Agence foncière ne veulent pas s’engager sur le restant des opérations à effectuer. Les constructeurs, après étude du marché, exigent de leurs partenaires des engagements qui garantiraient le succès de l’entreprise. Les constructeurs qui se sont rétractés n’ont pas trouvé leurs comptes, paraît-il, ils ne peuvent supporter, à eux seuls, le prix des nouvelles charges qui ont surgi. Les souscripteurs n’admettent pas le fait de remettre en question un marché déjà conclu auparavant. Certains ont versé trois tranches représentant le maximum du coût du logement. D’autres, par contre, en sont à la 1re ou 2e tranche. L’éclaircie à ce temps brumeux n’échappe pas aux acteurs engagés dans ce projet qui n’a que trop duré. Une clause stipulant la révision du marché au cas où d’éventuels imprévus surviendraient, aurait arrangé tout le monde.
A. Chérif
