Vers l’inscription d’un centre d’enfouissement technique

Dans chaque commune, l’avons-nous constaté, prolifèrent au su et au vu de tout le monde des décharges sauvages qui sont d’ailleurs à l’origine de nombreux dangers liés directement à la dégradation de l’environnement et à la santé publique. La dernière que nous avons rapportée est celle de Tizi Gheniff. Effectivement, de gigantesques dépotoirs sont implantés dans des paysages verdoyants. Non seulement ces derniers présentent un décor des plus hideux, mais ils sont aussi des foyers de propagation de certaine maladies transmissibles par, notamment, des rongeurs. Comme nous l’avions signalé dernièrement dans l’une de nos éditions, seul un centre d’enfouissement d’ordures ménagères pourrait réduire un tant soit peu cette catastrophe qui menace la faune et la flore. Du côté des responsables du département de Chérif Rahmani, il y a un programme pour la protection de l’environnement. Il y a quelques jours de cela, le secrétaire général dudit ministère a organisé au niveau du siège de la wilaya de Tizi Ouzou une réunion à laquelle ont participé le wali, le P/APW ainsi que les responsables de l’environnement et des collectivités locales. Pour la daïra de Draâ El Mizan, il a été proposé la réalisation d’un centre d’enfouissement technique avec des normes internationales. Ce CET est programmé au niveau de la grande décharge publique, dite de Draâ Sachem. Pour M. Didouche Hamou, président de l’APC de Draâ El Mizan, il n’y avait pas d’objection pour un tel projet. « Nous trouvons que c’est une très bonne initiative. Ce sera le deuxième CET après celui de Tizi Ouzou », nous a déclaré le maire. Et de préciser : « Quand il est réalisé dans les normes techniques internationales, il sera le bienvenu surtout qu’il va générer des emplois en faveur des citoyens de notre commune ». Cette idée, nous semble-t-il, a réjoui notre interlocuteur. Cependant, ce dernier a posé ses conditions. « J’ai trouvé que c’est une solution idoine pour mettre un terme même aux problèmes des décharges. J’ai demandé que les camions qui y vont décharger ne transitent pas par la ville. Il y a lieu donc d’aménager les accès qui se trouvent en dehors du centre urbain. A titre d’exemple, je vous citerai le cas de Tizi Gheniff, les camions prendront la route de D’hous en passant par Azrou N’tamart. Si cette condition était acceptée, je suis d’accord », a conclu notre M. Didouche. En tout cas, cette proposition est intéressante à plus d’un titre car elle mettra fin d’un côté à toute cette anarchie en ce qui concerne le rejet des immondices dans la nature, et d’un autre côté elle soulagera tous ces citoyens qui ne cessent de sortir dans la rue pour exiger le déplacement de ces dépotoirs. S’agissant d’un CET, la population de Draâ Sachem ne s’y opposerait pas car elle a de tout temps alerté les autorités sur les dangers que représente cette décharge. Ils n’ont pas cessé de signaler que de nombreux malades souffrant d’asthme et de maladies cardio-vasculaires étaient menacés au moment de l’incinération de ces monticules d’immondices de tous genres. Au lieu que les enfants s’y rendent pour fouiner dans les ordures en vue de soustraire quelques objets ou des croûtons de pain qu’ils vendent, ce sera peut-être leurs parents, au chômage, qui trouveront tout de même un emploi. C’est le souhait de tout un chacun.

Amar Ouramdane