Sonatrach, activité transport par canalisation (TRC), a organisée hier une présentation portant la restitution finale sur l’étude de faisabilité du projet trans-saharan Gas Pipeline (TSGP) réalisé par la société britannique Penspen/IPA. La présentation a été rehaussée par la présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil ainsi que son homologue du Niger et le ministre des ressources pétrolières du Nigeria. Ce projet intercontinental et d’envergure mondiale est destiné au transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria vers le continent européen via le Niger et l’Algérie. Une canalisation qui traversera l’Algérie sur 2 310 Km jusqu’à la côte méditerranéene soit à Beni Saf à l’Ouest ou El Kala à l’Est. Il est également prévu dans le cadre de ce projet, la construction de plus d’une vingtaine de stations de compression, ce gazoduc de 48 à 56 pousses est prévu pour le transport de 20 à 30 milliards de mètres cubes par an en majorité vers le marché européen. Le coût global de cette réalisation est estimé à plus de 10 milliards de dollars. La concrétisation de ce projet a été attribuée à Sonatrach pour l’Algérie et NNPC pour le Nigeria. Le ministre de l’Energie et des Mines a affirmé au cours d’une conférence de presse animé à la marge de la présentation du projet, que » la question du financement ne pose aucun problème devant les trois pays que traverse le canal, vu l’importance économique de ce projet » il ajoute que cela participe, notamment, à l’attrait du capital privé et africain pour son financement. A ce sujet, une compagne internationale sera lancée dans le but de solliciter l’aide des organismes financiers internationaux. Un programme intensif d’extension du réseau est lancé par TRC, et portera la longueur totale de réseau à 22 516 kilomètres, à l’horizon 2010, soit 6000 kilomètres supplémentaires. Un autre programme de réhabilitation des installations existantes est lancé, il est doté d’une enveloppe d’un milliard de dollars.
Kahina Oumeziani
