Sur l’échiquier local, le village de l’Azib N’Cheikh, est considéré comme l’un des plus importants vu les nombreux villages constituant l’actuelle commune de Ain-Zaouia, non pas par sa pospérité mais par la densité de sa population dépassant les 2000 âmes. Tout ce monde vit depuis plus d’un siècle dans un territoire réduit dans sa superficie, empêchant ainsi, toute possibilité d’extension pour certaines familles vers les terrains relevant du domaine public. Tout de même, malgré les interdits de la loi, les habitants de ce village ne se sont pas posés beaucoup de questions pour s’accaparer des terrains situés à la limite ou à proximité du domaine forestier, et qui relèvent en principe du foncier géré par la commune. Ce choix fait il y a plus de 15 ans a été salutaire pour de nombreux villageois, lesquels ont consacré beaucoup de leur temps pour défricher les maquis et ensuite planter des arbres fruitiers et des oliviers. Même en construisant à côté de leurs exploitations agricoles sans permis de construire, faut-il le souligner, du moment que l’acquisition de ces biens s’est faite d’une manière spontanée et à cause de l’exiguïté dans laquelle vivaient les gens à l’intérieur des vieux quartiers du village. Actuellement, ce sont des nouvelles zones d’habitations qui ont vu le jour en amont et en aval du village grâce aux initiatives des citoyens, qui au demeurant affirment qu’on « ne peut pas attendre éternellement un logement de l’Etat ou une autre solution pour avoir un toit ». Ayant compris que rien ne pourra les empêcher de rester dans leurs nouvelles demeures, les autorités locales ont décidé de joindre leurs moyens à ceux de la population, et ce en acheminant de l’électricité vers tous les foyers de ces zones éparses et en autorisant leur alimentation en eau potable. Quant aux voies d’accès vers les groupes d’habitations, le président de l’APC, Ali Amrani, à la satisfaction des villageois, a fait de l’ouverture des pistes son cheval de bataille au point où pratiquement tout le village a été désenclavé. En plus de cet effort, une grande opération d’assainissement de la partie du village appelé Tala B’Wada a commencé récemment pour toucher même le village de Imahmoudene.
M. Haddadi
