Une nouvelle forme de délinquance

Il n’y a pas que la Kabylie à connaître cette nouvelle forme de délinquance : l’enlèvement de personnes, enfants et adultes, pour exiger des rançons ou alors pour des agressions à caractère sexuel.

Alger vient d’être atteinte par le phénomène : enfant enlevé à Kouba ces derniers jours, jeune fille kidnappée et violentée à Rouiba… D’autres localités connaissent le même phénomène, ce qui inquiète à la fois les autorités et les citoyens. Beaucoup de parents à Tizi Ouzou accompagnent désormais leurs enfants à l’école et quand ils ne peuvent pas le faire, ils leur répètent à chaque fois les consignes d’usage : ne pas parler aux inconnus, ne rien accepter d’eux, ne pas s’approcher des voitures suspectes, etc. Un climat de suspicion a fini par s’installer devant les établissements scolaires et chacun a peur de l’autre… D’anciennes rumeurs reviennent : on enlève les enfants pour leur enlever des organes vitaux, commercialisés en Algérie ou exportés à l’étranger : reins, cornée, cœur même !

On parle de gangs spécialisés dans ce genre d’enlèvement, bien que la presse, qui rapporte les enlèvements, parle surtout de rançons exigées par les délinquants. En fait, si la vigilance doit être de mise, les gens ne devraient pas céder à la psychose : les enfants sont terrorisés et certains déjà refusent d’aller à l’école.

Les autorités doivent renforcer la sécurité aux alentours des établissements. Quant à la répression de ce phénomène inquiétant, il est temps de revoir les textes juridiques qui les sanctionnent : les peines maximales doivent être appliquées à ces délinquants d’un nouveau genre.

S. Aït Larba