Décidément, l’école algérienne ne cesse pas de soulever des remous parmi les parents d’élèves qui s’insurgent très régulièrement contre les conditions très inconfortables et rudes dans lesquelles évoluent leurs chérubins. En plus donc de toutes les misères qu’ils endurent (éloignement des écoles, surcharge des classes, absence de cantine dans certains établissements…) les élèves, particulièrement ceux du premier palier, sont contraints de supporter des cartables pleins à craquer, à telle enseigne que même un adulte peinerait à les soulever vu leurs poids exagérément lourd. L’année précédente, une pétition a été précisément signée par de nombreux parents d’élèves pour dénoncer cet état de fait. Une pétition initiée par deux fonctionnaire de l’APC avait été adressée, à l’époque, à l’inspecteur de l’Education de la circonscription en ces termes :“Nous, parents d’élèves, venons, par la présente, attirer votre attention sur le poids des cartables que portent nos enfants pour se rendre à l’école”. Cette déclaration est toujours d’actualité. Cette situation est due, selon les parents d’élèves, à la non remise des emplois de temps aux élèves, et c’est ce qui les obligent, en conséquence, de prendre toutes leurs affaires. “Ceci pourrait nuire à la longue à leur santé, surtout qu’ils parcourent de longues distances pour rejoindre les bancs des classes”, est-il mentionné dans la requêtte. Un parent d’élève, initiateur de cette action de protestation, regrette le fait qu’aucune suite n’ait été réservée à leurs doléances une année après et nous fera remarquer d’ailleurs : “En France, par exemple, la législation scolaire limite le poids du cartable pour les élèves du primaire. Pourquoi ne pas en faire autant chez nous ?”. En tout état de cause, l’inspecteur et les directeurs d’école sont vivement interpellés à mettre fin à cette pratique ridicule et insensée, car un enfant de 6 à 7 ans, qui s’échine sous la masse de son cartable et parcourt quelquefois des kilomètres, finira incontestablement par haïr tout ce qui a trait à l’école. A bon entendeur.
Idir Lounès
