Le monument aux morts situé à l’entrée de la ville de Aïn El Hammam a fait l’objet d’un débat qui a failli dégénérer. C’est lors du dépôt de la traditionnelle gerbe de fleurs, à l’occasion du 1er Novembre, que le responsable fédéral de l’Organisation nationale des moudjahidine a soulevé le manque de propreté du carré des martyrs. Ce qui, d’après les présents, aurait irrité le président de l’APC qui s’est senti visé. Le responsable de la Nahia d’Aïn El Hammam nous a saisi et énuméré les différentes anomalies qui ont retenu son attention. « Le monument, au lieu d’être fleuri, ne serait-ce qu’à l’occasion de journées commémoratives et nettoyé comme il sied à ce genre d’édifice, est dans un état lamentable ». Par ailleurs, les anciennes dalles en marbre recouvrant les murs et qui ont été refaites suite à leur dégradation sont un autre sujet de mécontentement des anciens maquisards qui y voient « de la négligence ».
En effet, d’après notre interlocuteur, les noms de chouhada, écrits en français et en arabe, sur la stèle sont illisibles. Plus grave encore, c’est le fait que certains noms portés sur l’ancienne liste seraient omis, d’après notre interlocuteur. L’erreur est humaine, c’est sûr, mais dans ce cas de figure, elle ne devrait pas surgir. « Personne ne doit ôter à quelqu’un sa qualité de chahid. Quelle justification donner aux enfants des intéressés dont les noms ont été omis ? ».
En outre, la Fédération, par la voix de son responsable, affirme refuser les travaux réalisés, qu’elle juge non-conformes et accuse l’APC de la marginaliser alors qu’elle l’a sollicitée, auparavant, à plusieurs reprises.
Nacer B.
