Vers une solution du problème ?

Combien de fois l’avons-nous écrit dans ces mêmes colonnes, les élèves et les enseignants de l’école primaire font face à une situation inextricable. D’ailleurs, devant ce ras-le-bol, les enseignants avaient lancé dernièrement un mouvement de grève illimitée. Approchés par les élus locaux, ces éducateurs soucieux de l’avenir des enfants à leur charge ont gelé le mouvement pour une dizaine de jours, a-t-on appris d’une source proche de l’établissement.

Les enseignants ne demandent pourtant que le départ des familles occupant un logement et une classe depuis maintenant près de trois longues années. « Depuis l’installation de ces personnes étrangères à l’intérieur de notre école, la situation s’est dégradée sur tous les plans.

On ne peut même plus maîtriser les élèves », nous a déclaré un enseignant. Pour venir à bout de ce problème, le premier vice-président de l’APC s’est déplacé sur les lieux en compagnie d’autres responsables. Selon notre source, une solution a été trouvée. Les occupants seront recasés ailleurs. « En tout cas, les élus ont montré leur volonté de régler le problème », a précisé par ailleurs notre source.

Pour le directeur de l’école, cette situation n’a que trop duré. « Elle nous a perturbé dans notre travail », a-t-il ajouté. En dépit des interventions des uns et des autres, les enseignants campent sur leur position. « Si nous avons arrêté la grève, c’est parce que nous avons pensé à l’intérêt des enfants et c’est parce que le représentant de l’APC s’est montré disponible à régler ce cas », a conclu un autre intervenant. Des cas similaires ont été réglés. On évoquera dans cet ordre d’idées, les deux familles délogées du siège du Croissant-Rouge.

En définitive, aucune réforme du système éducatif ne peut réussir quand on laisse ces lieux de savoir à la merci de l’anarchie.

Amar Ouramdane