Ouaïtslidh s’oppose au passage du réseau d’assainissement

Les habitants du village de Ouaïtslidh dans la commune d’Aïn El Hammam, s’opposent à la réfection du réseau d’assainissement de leur village. Pourtant, ils devraient plutôt être satisfaits qu’on s’intéresse à leur bourg. Il n’en est rien puisque le projet ne changera rien pour eux. Au contraire, ils manifestent leur opposition à ce tracé auquel ils n’ont pas été associés et qui ne leur conviendrait pas. Il refusent que des eaux usées provenant de villages autres que le leur, viennent souiller leurs propriétés. Ils se suffiraient de l’ancien réseau alors que le nouveau réunit les rejets de Taourirt et de Tamdjout avant de rallier Ouaïtslidh situé en contrebas, et ne leur apporterait que des désagréments. Si les opposants défendent « leur territoire », ils n’ignorent pas, cependant que le but du projet est de dévier les égouts des villages en question, qui passent au-dessus de la grande conduite d’amenée d’eau vers le château d’eau qui alimente toute la région. Ce qui représente un danger non seulement pour Ouaïtslidh mais également pour toute la population de la daïra. La situation interpelle donc les services d’hygiène et de l’ADE, premiers concernés par ce problème. Rappelons que ce projet inscrit par l’ancienne APC, dans le cadre des PCD, allait être entamé il y a quelques jours. Les travaux ont même été confiés à un entrepreneur qui avait commencé à acheminer les matériaux de construction nécessaires à son chantier. Cependant, ce chantier n’allait pas pouvoir démarrer, vu que les villageois s’y sont opposés, non sans avoir au préalable saisi les autorités communales et de la wilaya.

Il y a quelques jours, lorsque l’entrepreneur s’est rendu compte que les buses stockées au village avaient été saccagées, il a saisi l’APC qui, à son tour a déposé plainte contre X pour destruction de biens publics. Vendredi dernier, les villageois devaient se réunir en assemblée générale et avaient invité le premier responsable de la commune qui « a décliné l’invitation » préférant recevoir, dans son bureau, une délégation représentant la communauté. Le problème n’a pas été résolu, pour autant.

Ce qui ne contribue nullement à débloquer la situation. Une solution doit être trouvée rapidement. Il ne s’agit nullement qu’une partie abdique. Le problème caché à ce jour, est maintenant clair : chaque verre d’eau que nous buvons est un danger potentiel. La typhoïde et les MTH se déclarent un peu partout et nous menacent à notre tour.

Si cela venait à arriver ici, les parties en conflit seraient les premières à en être responsables.

Nacer B