Le ministre de l’Educatuion nationale, Boubakeur Benbouzid, a eu à présider hier au siège de son ministère une journée d’information portant sur le statut général de la fonction publique. Une commission composée, d’ailleurs, de représentants des enseignants et de syndicats a été installée dans le souci d’enregistrer leurs doléances et autres suggestions.
L’objectif de cette rencontre, selon lui, est d’esquisser une vue générale autour du statut général de la fonction publique. « Tout un chacun doit au même niveau formuler une idée globale concernant ce sujet », a-t-il expliqué lors d’un point de presse en marge des travaux de cette journée d’information qui a vu la participation du représentant de la fonction publique.
Le ministre a souligné qu’il compte rencontrer tous les syndicats, et ce, à partir du mois prochain, dans le but de s’imprégner de leurs préoccupations. «Il ne pourrait y avoir de réforme sans la résolution des problèmes sociaux de l’enseignant » dira-t-il.
L’inamovible ministre de l’Education a précisé que la formation, la place et le statut de l’enseignant seront pris en considération, en soutenant que celui-ci ne peut jouir d’une formation que s’il est détenteur d’une licence ou un diplôme de l’université algérienne. « 210 000 enseignants auront une licence dans 10 ans » a-t-il prédit. Dans le cadre des reformes entreprises par son département, M. Benbouzid a révélé le lancement d’une autre formation en informatique à l’intention des enseignants du secondaire « Ceux-ci auront un permis de conduire dans la formation en informatique car sans cette formation on ne peut appliquer les réformes. », a-t-il estimé.
Concernant le transfert de l’enseignement des filières techniques du ministère de l’Education nationale vers celui de la formation professionnelle, M.Benbouzid a précisé que l’enseignement technique n’a pas été supprimé mais s’inscrit plutôt dans le cadre d’une réforme laquelle selon lui, tend à le valoriser par son intégration dans un enseignement scientifique et technologique rénové. Pour étayer son argumentaire, le représentant du gouvernement a estimé à 90% le taux d’échec en première et deuxième année universitaire des bacheliers issus de l’enseignement technique.
Et pour mieux réussir cette réforme, le département de l’Education nationale s’est proposé de mettre à la disposition du ministère de la formation et de l’enseignement professionnels les infrastructures, les équipements jusqu’à assurer même le personnel enseignant qui sera chargé du volet de la formation.
En outre, l’indétrônable ministre de l’Education nationale rassure, toutefois, que le statut de ces enseignants ne subira aucune modification. La réussite de nos élèves dans leurs cursus est, d’après Benbouzid, tributaire de l’adoption « de nouveaux programmes » lesquels, dit-il, « sont copiés sur ce qui se fait dans le monde ». Sur un autre chapitre, le ministre a soutenu mordicus qu’il n y a aura pas de seconde session au baccalauréat de l’année prochaine, encore moins de rachat. «Il n’y a pas de Bac politique (…) C’est uniquement dans la rigueur qu’on réussi », a-t-il commenté.
Par ailleurs et répliquant à ceux qui martèlent que l’actuel ministre de l’Education nationale fait dans la compression des postes budgétaires dans son secteur, celui-ci a indiqué que son cabinet a créé 9 000 postes d’emploi et compte en créer d’autres avec l’aide du gouvernement. M Benbouzid a annoncé, en outre, la réalisation prochaine de 500 lycées et 1100 CEM sur le territoire national à l’horizon 2009.
Hocine Lamriben
