L’espoir ressuscité

La terreur des… rochers prendra-t-elle fin ? Le calvaire sans nom et unique en son genre du village Imazdhourar sera-t-il enfin pris en charge par l’Etat ? Si l’on se réfère à l’intérêt que lui porte enfin les autorités locales, tout porte à croire que oui. En effet, une réunion a regroupé les notables de ce village martyr et certains élus chargés de ce dossier épineux qui fait peser la menace permanente de voir ce village disparaître à tout moment enseveli sous les rochers qui le surplombent, ces rochers sont en réalité des pans entiers de la montagne ébranlée et fissurée par divers mouvements géologiques ces dernières années, particulièrement le dernier tremblement de terre qui a détruit Boumerdès et a été sensiblement ressenti dans la région de Saharidj, depuis ces rochers sont suspendus comme l’épée de Damoclès au-dessus de ce village. La menace prend de l’ampleur et le danger se précise à tel point que la moitié des villageois ont fuit les lieux, ne sont restés sur place que ceux n’ayant pas où aller et qui passent des nuits blanches à chaque changement de climat, se préparant à la catastrophe. De guerre lasse, ils ont fini par accepter leur sort et vivent la peur au ventre après que toutes les portes leur aient été fermées.

Courageusement, l’actuelle assemblée élue à la commune de Saharidj a osé ouvrir ce dramatique dossier et fait preuve d’une ferme détermination à aller jusqu’au bout pour remédier à cette situation dramatique. L’élu chargé des antennes des trois villages de montagne, Mohand Djouadi en l’occurrence, dit faire de ce dossier après étude, sa priorité absolue, d’où une première prise de contact avec les représentants de ce village et le soutien total du P/APC, initiative qui a fait renaître un fol espoir chez ces villageois, espoir partagé par ces élus qui se disent convaincus d’avance, qu’aucune autorité ne peut rester indifférente devant une telle situation et qu’il suffirait que ce cas soit exposé et relaté d’une façon claire précise à « qui de droit » (allusion faite au wali), d’autant plus que des solutions existent, telle que la délocalisation de ce village vers un endroit plus sûr, des parcelles de terrains sont déjà situées et localisées.

Omar Soualah