En ce début du mois de décembre, et en pleine période des compositions, les écoles primaires de la commune d’Ath Rached, à 20 km d’Ath Leqsar, ont vu l’arrivée de nouveaux enseignants stagiaires. Ces derniers viennent juste de réussir le concours de PCF.
En conséquence, les enseignants contractuels qui accomplissaient leur travail avec abnégation, malgré l’éloignement, le manque de transport, l’insuffisance de moyens pédagogiques et la non-perception de leurs salaires à ce jour, ont été virés comme de vulgaires bandits.
L’affectation de ces stagiaires soulève moult interrogations : pourquoi la direction de l’Education n’a-t-elle pas procédé à cette opération au début de l’année scolaire ? Se soucie-t-on de l’impact psycho-pédagogiques sur les petits écoliers et du choc psychologique des enseignants évincés de leurs postes ?
Sur ce point, une enseignante, tout en pleurs, qui a requis l’anonymat nous a déclaré : « Aujourd’hui 6/12/2006, une atmosphère de deuil a régné dans notre école. Les élèves ont été choqués de voir partir les maîtres auxquels ils sont très attachés. Une fillette a même juré d’abandonner ses études si jamais sa maîtresse ne revenait pas ».
Alors qu’on n’arrête pas de louer les vertus de la réforme de l’éducation, de pareilles décisions, qui relèvent du bricolage, ne peuvent que nuire à la scolarité des enfants.
H. Ouarda
