La série de conférences organisées par la CICB, jeudi 14 décembre autour du thème “Citoyenneté et élections”, s’est d’emblée fixée comme objectif de préciser le rôle désormais dévolu au Mouvement citoyen et qui le propulse à l’avant-garde du combat démocratique à travers l’instauration d’une citoyenneté agissante, encouragée par la promotion d’un débat démocratique dans son acception dynamique et pérenne.
Premier conférencier, Benmansour Bezza, délégué du Mouvement citoyen. Le thème par lui présenté “Situation politique générale et enjeux” a permis de cibler les enjeux à venir. S’inspirant du dernier discours du Président, la problématique perçue en filigrane d’un éventuel départ du chef de l’Etat a été posée.
L’approche par ailleurs d’échéances électorales importantes en 2007 remet sur la sellette la question de la date de la tenue du référendum portant révision de la Constitution.
Cette lecture faite, M. Benmansour s’est évertué à expliquer le pourquoi du soutien public par le mouvement des archs du principe de la révision constitutionnelle. Abordant la situation socio-économique, l’orateur dira qu’elle “augure de lendemains qui déchantent”. Concernant la situation générale en Kabylie, M. Benmansour ajoutera que le “salafisme gagne du terrain” sur le dossier sensible du dialogue, notamment dans sa partie départ de la gendarmerie, il fera la jonction entre une situation sécuritaire qui se dégrade et la légitimité avancée par les pouvoirs publics quant à sa présence en force sur le terrain. Et de préciser : “Nous n’avons à aucun moment transigé sur ce point”.
Revenant sur le dossier sensible du dialogue, c’est sans ambages que le constat de l’échec, l’essentiel des engagements n’ayant pas été tenu, a été mis en exergue. En conclusion, l’orateur arguant du fait que “la politique était dynamique, il faut savoir garder le cap tout en adaptant à chaque fois la stratégie en fonction de donnes fluctuantes”.
Reprenant la genèse du Mouvement citoyen et les grandes lignes de la situation générale du pays, le deuxième à prendre la parole, Farès Oudjedi, situera l’enjeu essentiel du moment : définir une stratégie et arrêter les actions pour desserrer l’étau qui fait régresser le pays. Et de donner le la quant à l’action future du Mouvement citoyen : “Le mouvement pèsera de tout son poids lors des prochaines élections. Il n’y a pas de positions arrêtées a priori. Elles peuvent évoluer au gré des élections, en fonction des enjeux et des intérêts des populations.” Puis d’asséner dans la foulée : “Le rejet des élections est définitivement évacué”.
Autre intervenant, M. Nasri, ex-P/APW et figure bien connue du mouvement associatif. Son constat largement étayé par une conjoncture socio-économique des plus défavorables au niveau de la wilaya est plus qu’alarmant. L’absence de projets structurants et de stratégie de développement hypothèquent largement l’avenir de la région”, dira M. Nasri.
Mustapha R.
