Le groupe Saidal a tenu à organiser la 5e conférence des cadres de Saidal, avant hier, à l’ISGP, à Alger pour évaluer les activités réalisées en 2006 et les objectifs des indicateurs de suivi et plans d’action 2007. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires qui dépasse 7 milliards de dinars avec une progression de 8% par rapport à l’année dernière, selon les estimations de Ali Aoun, président- directeur général du groupe. L’autre objectif assigné à cette rencontre est de mobiliser les 300 cadres de l’entreprise et les mettre au même niveau d’information. M Aoun a souligné que l’année 2007 connaîtra une grande ouverture du marché, ce qui implique que Saïdal doit prendre plus de précautions. » L’avenir du médicament s’oriente vers la biotechnologie. Nous ne devons pas rester en marge. « ,dira-t-il. Le PDG de Saidal s’est dit » surpris » par la fameuse obligation d’importation. Il a réitéré la nécessité d’accorder plus d’importance au volet management. Lors se son discours devant les cadres de son groupe, Ali Aoun a rappelé l’ensemble des réalisations à l’actif de l’entreprise à savoir la mise en production de l’unité » insuline » de Constantine et la production du Saiflu, un antiviral utilisé dans la lutte contre une éventuelle épidémie de grippe aviaire et les grippes saisonnières. Outre l’introduction de plus de 34 nouveaux produits et autant en cours d’enregistrement, le groupe Saidal, par la voix de son PDG, a pu obtenir quatre premiers brevets d’invention par le Centre de recherche et de développement et réussi avec brio à maintenir la certification ISO 9001 version 2000. Rappelant les contraintes que subies son groupe, Ali Aoun a qualifié de » paradoxale » l’attitude de certaines autorités de la puissance publique. La revalorisation de la ressource humaine est, selon le PDG de Saidal, d’une importance cruciale. Il en veut pour preuve la signature d’un accord entre la direction générale et le partenaire social portant sur les augmentations des salaires suite aux négociations des conventions de branches. Le conférencier a estimé qu’il est impératif de mettre plus de coordination et d’harmonie entre le centre de recherche, les structures centrales et les filiales pour rentabiliser les capacités techniques et scientifiques au profit d’une gamme plus moderne.
Par ailleurs, l’élargissement de la gamme de produits de Saidal aux photomédicaments, alicaments et produits cosmétiques à travers la signature d’un accord entre le groupe Saidal et un partenaire étranger se veut, d’après Aoun, une occasion de fructifier les différents investissements en matière de recherche sur les substances naturelles. Sur un autre chapitre, celui de la qualité des produits pharmaceutiques de son entreprise, Ali Aoun a réaffirmé la position de Saidal. » Assurer l’efficacité, l’innocuité et la qualité de nos produits est pour nous autant une affaire d’éthique professionnelle que de morale individuelle et collective » a-t-il estimé et d’ajouter que » la qualité de nos produits est vérifiée à différentes étapes et processus de développement, et intègre les contrôles préliminaires à la réception, les tests de dissolution et les contrôles in proccess ». Ali Aoun a indiqué que ces contrôles de qualité s’appuient sur des références universelles et respectent les obligations réglementaires des autorités concernées. » Saidal s’est toujours conformée aux exigences de ses clients ainsi qu’aux exigences réglementaires « , a-t-il martelé. Le premier responsable de Saidal a rejeté la balle dans le camp de l’Etat, en soutenant que » si d’autres contrôles s’imposent, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de les édicter et de veiller à leur application « . Après la présentation des différentes directions et filiales du groupe Saidal de leurs rapports d’activités et leurs projections sur l’avenir, Ali Aoun a formulé un nombre de » mesures correctives « , à apporter dans le but de rentabiliser la production.
Hocine Lamriben
