Un apiculteur bien motivé

M. Farid Manseur est un passionné d’apiculture qui depuis très longtemps, s’intéresse à la vie de ces petits insectes sociaux. Il y a trois ans, il a décidé de constituer un rucher pour donner corps à son hobby, en acquérant cinq ruches chez un particulier. Entre-temps, il fréquenta un technicien de l’agriculture qui lui transmit les connaissances élémentaires. « J’ai été initié aux rudiments de l’apiculture par M. Yahia Belkacemi, agent communal de vulgarisation agricole que je remercie beaucoup pour cela, puis j’ai volé de mes propres ailes ». Il ne ménagea pas ses efforts pour apprendre toujours plus sur cette activité qui, bien menée, présente des garanties de rentabilité. Pour agrandir son rucher, il passa commande chez un menuisier pour les corps de ruches et les hausses. Entre-temps, il se perfectionna dans l’essaimage artificiel. Actuellement, il est arrivé à se constituer un rucher de 21 ruches pleines, en prélevant ses essaims à partir des cinq ruches du départ. Il veille à la prévention contre les maladies, notamment la varroase. La lutte contre les guêpes est ardue. Ces insectes carnivores s’introduisent de force à l’intérieur des ruches pour voler le miel mais aussi enlever les larves dont ils raffolent, provoquant l’extermination des colonies impuissantes. Il utilise des appâts de poisson écrasé enduit de colle forte, le tout disposé sur une feuille de contreplaqué. On peut vérifier sur ces pièges simples et ingénieux l’hécatombe produite chez les pires ennemis de l’abeille. Il procède aussi au nourrissement hivernal à l’aide d’un sirop de sucre, en consentant à des dépenses assez lourdes mais nécessaires. Il faut savoir que le sucre apicole est introuvable, les apiculteurs se voient donc obligés de se servir du sucre de consommation. Le résultat est visible : il produit un miel de qualité. Certaines ruches accueillent jusqu’à quatre hausses au printemps, preuve de leur bonne productivité. Il n’a aucun problème d’écoulement, la qualité de son miel lui assurant une notorité dans toute la région.

M. Amarouche