L’éclairage public généralisé

Il y a de cela quelques années déjà, tous les villages et hameaux de cette commune rurale étaient dans le noir. Si l’électrification a atteint tous les foyers, l’éclairage public fait aussi son avancée sur tout le territoire de la municipalité. A commencer par le chef-lieu Oued Ksari : tous les lampadaires ont été réparés et d’autres placés. D’ailleurs, avant que la nuit ne tombe, la rue principale est déjà éclairée. Quant aux villages, leurs éclairages se généralisent de jour en jour. « On peut dire que 95% des hameaux et villages ont bénéficié de lampadaires », nous a appris une source locale. Et d’ajouter : « La DAS a financé de nombreuses opérations. L’enveloppe dégagée à cet effet a atteint en 2005 deux cents millions de centimes ». Parmi les villages qui en ont bénéficié, on citera Tafoughalt, Tachtiouine, Imzoughène et bien d’autres.

Il suffit de regarder la nuit du côté de cette vaste contrée pour apercevoir les nombreuses réalisations. Dans les villages tout comme tous les hameaux, les habitants ont accueilli chaleureusement cette initiative. « Il y a quelques années, personne ne pouvait s’aventurer hors de chez lui dès la tombée de la nuit. Maintenant, même les vols ont diminué », nous a dit à ce sujet un citoyen d’Ath Rahmoune. Si cette commodité est devenue réalité alors qu’au lendemain de l’Indépendance il n’y avait aucune habitation où rayonnait une lampe, les citoyens de cette municipalité (zones rurales et chef-lieu compris) attendent qu’ils puissent un jour jouir du gaz naturel. Alors que ce dernier est programmé même pour les régions les plus escarpées de la wilaya, Aït Yahia Moussa ne figure pas dans ce plan de raccordement. Pourtant, par exemple, le chef-lieu est situé sur deux axes, à savoir d’un côté Draâ El Mizan et de l’autre Draâ Ben Khedda. Les habitants de cette région souhaitent que le ministre de l’Energie et des Mines ait une oreille attentive à cette revendication. « Dans d’autres communes, même les petites bourgades sont alimentées en gaz naturel, à Oued Ksari, il faudrait attendre peut être le troisième millénaire », ironise un jeune auquel on a demandé si Aït Yahia Moussa va bénéficier d’un projet de ce genre.

Amar Ouramdane