Pénurie ou spéculation ?

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Le prix de la pomme de terre, qui a atteint des sommets au cours des mois précédents, a quelque peu baissé, puisque le précieux légume, se vend maintenant à trente-cinq dinars, parfois moins, selon les marchés et surtout selon la qualité du produit.

Les autres légumes ont également vu leurs prix baisser, mais dans l’ensemble, les légumes et les fruits restent chers, notamment pour les petites bourses qui ne savent plus sur quel pied danser. Carottes, oignons, navets, fèves, pourtant produits de saison reviennent souvent à 50 dinars le kilo.

On ne parle pas des poivrons, des petits pois ou des haricots verts, qui eux, franchissent, partout la barre des cents dinars, mais ces légumes, sont réservés à ceux qui ont les bourses bien garnies. Les fruits ne sont guère mieux lotis : l’orange –à moins qu’il ne s’agisse des oranges à presser, toutes petites et rabougries- coûte entre 60 et cent dinars, la pomme 100 dinars et plus, quant à la datte, pourtant fruit d’hiver, il vaut mieux ne pas l’approcher…

Les marchands incriminent les grossistes et les grossistes évoquent la sécheresse qui a réduit la production et provoqué immanquablement l’augmentation des prix. C’est élémentaire : plus l’offre diminue, plus la demande s’accroît et plus les prix grimpent.

On veut bien le croire si les marchés algériens ne présentaient l’image de l’abondance : les fruits et les légumes s’amoncellent, partout, les étals respirent la prospérité…

Il y a de quoi nourrir tout un pays… Alors, cette histoire de hausse de prix, ce ne serait pas plutôt une histoire de spéculation ?

S. Aït Larba

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