l De promesses en promesses qui durent depuis onze longues et inlassables années, voilà à quoi se résume la situation des onze familles recasées dans les caves situées dans les sous-sols de l’école Amimoun (Béjaïa). Malgré les multiples rapports établis par les services techniques, la commission d’hygiène et la Protection civile, attestant la vétusté de ces lieux où sont recasées ces familles, l’octroi d’un logement décent tarde à venir à telle enseigne qu’il est difficile de leur donner ne serait-ce qu’un brin d’espoir. En cette période d’hiver, de jour comme de nuit, l’humidité qui y règne peut faire plier en quatre les corps les plus récalcitrants. Ces citoyens que tout porte à croire qu’ils sont de seconde zone, exhibent des certificats médicaux de leurs femmes et enfants atteints d’asthme et autres maladies respiratoires contractées durant ces onze années de souffrance. A cela s’ajoutent les sempiternelles inondations lors des moments pluvieux à travers lesquels la Protection civile, étant habitué à ce quartier, intervient pour les loger à chaque fois dans un hôtel appartenant à la commune et le temps d’évacuer toute l’eau qui s’est infiltrée à l’intérieur.
Pourtant il était question d’octroyer des logements évolutifs construits au lieudit Sidi Ali Elbahr, à ces familles mais une fois les listes des bénéficiaires connues, aucun nom de ces familles n’y figurait. Combien de temps faudra-t-il encore à ses familles pour pouvoir enfin voir la lumière du jour à travers des fenêtres de logements décents, pour la simple raison que leurs caves ne sont dotées d’aucune fenêtre qui leur permettra au moins de respirer. En attendant, ces familles continuent à boire… l’amer jusqu’à la lie.
A. Boubekeur
