Le calvaire des usagers des services postaux continue

Nous avons déjà fait état dans ces mêmes colonnes du calvaire auquel sont confrontés quotidiennement les usagers des services postaux au niveau de l’agence postale de Fréha. Quelques mois après, la situation demeure la même ou pire encore. En effet, pour retirer de l’argent ou tout simplement consulter son avoir, « le client » est appelé d’abord à affronter les conditions climatiques pas souvent clémentes dans la petite cour de cette agence. C’est en fait cette cour, ouverte aux quatre vents, qui fait office de salle d’attente. Ainsi, pour régler une quelconque affaire postale, l’usager n’a le choix que de s’exposer au froid et surtout à la pluie car l’attente devant la petite fenêtre qui tient lieu de guichet peut durer plusieurs heures dans cette même agence, tant celle-ci est loin d’être idéalement équipée. Un seul agent préposé au paiement et à l’opération du nouvel avoir peut-il satisfaire et bien servir la foule bien souvent des « grands jours » et qui afflue à cette agence, sachant que c’est la seule du genre qui existe dans la localité de Fréha ? Souvent, les agents exerçant dans cette agence se voient contraints « d’encaisser » la fureur des clients en mal de patience.

« On n’y peut rien, nous ne sommes que de simples agents…  » ont-ils souvent tenté de calmer les esprits, « mais nous sommes des êtres humains et je crois que nous méritons un petit égard », a rétorqué un des clients CCP, lors d’une scène à laquelle nous avons assisté il y a quelques jours, jeudi dernier plus exactement. Une affluence nombreuse attendait « son heure » sous une pluie battante, offrant une triste image « tiers-mondiste ». En somme, la situation est devenue insupportable et d’aucuns estiment que les services concernés doivent sortir de leur « mutisme » pour trouver une solution à ce problème qui dure en fait depuis plusieurs années suite au cambriolage dont a fait l’objet cette même agence et qui a connu pourtant une réfection intérieure mais qui ne s’ouvre pas au grand public pour des « raisons sécuritaires », semble-t-il. Si c’est le cas, il va falloir peut-être attendre la réception de la sûreté urbaine de Fréha, qui est en voie de construction, pour voir cette agence ouvrir enfin ses portes… mais cela ne se fera certainement pas demain dans la mesure où cette brigade ne sera pas livrée avant quelques mois. En attendant le calvaire des usagers des services postaux de Fréha continue. Pourtant une solution s’impose.

M. O. B.