»Les relations entre MJS et la FAF au beau fixe »

Invité hier, au forum de l’hebdomadaire sportif Echibak, Abdelhamid Haddadj, président de la Fédération algérienne de football (FAF), s’est exprimé sur un certain nombre de questions relatives à la gestion des affaires du football national. Le fonctionnement, le sponsoring, la formation l’encadrement, l’incompétence des arbitres, la relation FAF-MJS et le bilan de l’exercice de l’année écoulée, sont autant de thèmes sur lesquels, s’est attardé le conférencier.

Ainsi, l’orateur a saisi l’occasion pour balayer d’un revers de main, les spéculations quant à l’existence d’un bras de fer l’opposant au premier responsable du secteur, Yahia Guidoum. Il a reconnu toutefois, qu’à un moment donné, il y avait « une espèce de froid » dans leurs relations, mais il s’est déclaré disponible à mettre un terme à cette polémique. En ce sens, il a déclaré que « les problèmes ont été résolus grâce à la sagesse qui a prévalue ». Et d’ajouter : « Nos relations ont été toujours dans le cadre des prérogatives respectives de chacun, et qu’ elles sont au beau fixe actuellement ».

S’agissant du fonctionnement de la FAF, Haddadj, dira qu’avec l’installation du nouveau bureau, les choses ont commencé à être sur la bonne voie. A cela s’ajoute « le budget conséquent de 190 millions DA, soit 19 milliards » qui est venu renforcer la trésorerie de la FAF. Pour ce qui de l’exercice 2006, le conférencier s’est dit « satisfait », du fait qu’au 31 décembre, « les dépenses globales sont de 186 millions DA, dont 143 dépensés par les équipes nationales, toutes catégories confondues (les déplacements, l’hébergement…) ».

Par cette démarche, le président de la FAF semble vouloir répondre à ses détracteurs. Et pour ce faire, il n’omettra pas d’affirmer encore une fois, que la FAF continue à assumer ses engagements. « Elle fonctionne le plus normalement du monde, et nous n’avons pas jeté l’argent par la fenêtre », a-t-il enchaîné.

Concernant l’incompétence des arbitres, le numéro 1 de la FAF dira que « c’est un dossier qui a été pris en charge par une commission spécialisée au sein de son institution ». Par ailleurs, il ajoutera que malgré les carences, « l’Algérie dispose de sept arbitres internationaux. C’est bien quand même ». En outre, il affirmera que « des décisions draconiennes seront, désormais, prises pour développer le sport, l’arbitrage et le football national ». Concernant les contributions de la FAF aux clubs nationaux, Haddadj soulignera que son institution leur apportera une aide financière, notamment pour ceux qui disputent des compétitions continentales telle que la JSK. Interrogé sur la contribution de la FAF (10 millions DA) pour la construction du stade de Tikjda (actuellement en mauvais état), le président de la FAF dira que « le terrain en question est en gestation », tout en jetant la balle dans le camp du Comité olympique.

Z. Demouche