Ath Saâda est un hameau situé à 6 km à l’Est du chef-lieu de la circonscription d’Ath laâziz. Avec une population qui avoisine les 600 habitants, le village accuse un manque de plusieurs commodités. En effet, selon un citoyen, la population endure le manque d’eau potable, d’une piste praticable et de l’absence d’une école primaire. A commencer par cet épineux problème qu’est la pénurie d’eau potable : un habitant indique « que malgré la réalisation d’un forage d’eau, ce dernier demeure vide ». Face à cette situation déplorable, les habitants d’Ath Saâda ont le droit à quelques litres d’eau, une fois tous les quatre jours. Il convient de souligner que le château d’eau réalisé alimente aussi des centaines d’habitations relevant de la grande bourgade d’Ighil Bdoumouren. Pour ce faire, des citoyens sont contraints d’acheter des citernes d’eau à partir du chef-lieu de la wilaya de Bouira à raison de 1 200 DA l’unité. Par ailleurs, la piste desservant Ath Saâda vers Ighil Bdoumouren est dans un piteux état. D’autres part, les potaches issus de ce village font un parcours de combattant puisqu’ils sont tous scolarisés dans une école primaire située à 4 km au lieudit Tajnanat. Idem pour les collégiens qui étudient au CEM puisque le transport scolaire fait défaut : « Nos enfants doivent se lever tôt pour être aux rendez-vous des cours », enchaîne notre interlocuteur.
En bref, Ath Saâda demeure, à l’instar de plusieurs hameaux de la commune d’Ath laâziz, marginalisé. « Nous lançons un appel aux pouvoirs publics pour leur dire de prendre le cas de notre population au sérieux », a conclu notre interlocuteur.
