Des enseignants en grève

Les enseignants des écoles primaires Ouarzeddine-Achour, située au chef-lieu de commune et celle du village Ouled Meriem, distante de trois kilomètres ont déclenché une grève de deux jours à partir de ce samedi.

En effet, par ce mouvement, les instituteurs veulent attirer l’attention de tous les responsables sur la situation désastreuse de leurs conditions de travail.

Ainsi, pour le premier établissement d’enseignement primaire créé en 1999, il est pratiquement impossible en ces journées de grand froid de tenir cinq minutes dans ces classes transformées en chambres froides.

« L’APC n’a pas fourni de combustible et en plus nous avons hérité de vieux poêles à mazout qui risquent d’exploser à tout moment d’autant plus que la majorité est à réformer », nous a déclaré le secrétaire de la section syndicale de cette école qui ajoute que le gaz naturel est installé depuis 2001 mais sans que les autorités communales daignent équiper leur école d’appareils adéquats qui auraient définitivement réglé le problème à moindre frais et avec la sécurité pour les élèves en sus.

Le chef d’établissement qui n’a pas cessé d’adresser des correspondances depuis belle lurette, lesquelles sont restées sans suite, nous dira qu’outre le problème de chauffage, celui de l’eau est particulièrement tragique.

« Nous n’avons pas reçu d’eau courante pratiquement depuis six mois alors que tout le quartier est alimenté, ce qui entraîne immanquablement le manque d’hygiène et de propreté, aggravé par l’absence de personnel affecté à cet effet », nous déclare ce directeur qui n’est pas au bout de ses peines car obligé chaque jour de faire le pied de grue devant le bureau du P/APC pour lui soumettre ses doléances qui ne sont jamais prises en compte.

Par ailleurs, au premier étage, les classes dont la boiserie est plus que pourrie sont balayées par les rafales de vent qui poussent la pluie à pénétrer à l’intérieur des salles alors que les toitures en tuiles dont un grand nombre est cassé laissent infiltrer les eaux dans les plafonds qui menacent de s’affaisser.

« Pour les classes situées au premier étage, la construction d’un préau est plus que nécessaire », ajoute encore le chef d’établissement.

A Ouled Meriem, le spectacle est plus que désolant, car là, il n’y a même pas d’appareils de chauffage donc le problème est simple, il n’y a rien à imaginer.

Outre ces deux écoles, la plupart des établissements du primaire sont logés à la même enseigne, au vu de tous les rapports présentés, par les responsables.

« Nous souhaitons que le ministre de l’Education et le gouvernement fassent en sorte que les écoles primaires ne soient plus à la charge des communes du moins pour la localité de Tizi Ghennif », demandent les enseignants.

Au moment où nous quittions l’école primaire Ouarzeddine-Achour, un camion de l’APC est arrivé pour jeter à l’entrée un fût de mazout et repartir.

Essaïd N’Aït Kaci