Prévue pour ces jours-ci, la grève des transporteurs de voyageurs de la ligne Boghni-Assi Youcef a été annulée, ceci après une réunion avec les membres de l’APC d’Assi Youcef et le Comité des villages.
Une autre réunion plus importante a associé le chef de daïra, l’APC de Boghni et les représentants des services de sécurité.
L’Association de ces transporteurs, qui n’en sont pas à leur première sortie, demande la délocalisation de leur arrêt qui est loin de répondre aux normes mais aussi aux exigences d’un arrêt d’une telle envergure. Situé dans un carrefour au centre-ville de Boghni, l’accès et les conditions de travail sont quasi impossibles aux heures de pointe et jours d’affluence, à l’instar du dimanche, jour de marché hebdomadaire.
Une autre remarque de taille, en l’occurrence, la présence d’une décharge les jours d’incinération, l’odeur répugnante fait fuir les voyageurs.
Pour toutes ces raisons, ladite association fait des pieds et des mains, tentant de convaincre les autorités compétentes de délocaliser cet arrêt.
Et d’ajouter que l’actuel arrêt des chauffeurs de taxis en face de la CNAS serait l’endroit idéal, sachant qu’il est isolé et ne dérangera nullement la circulation, d’autant plus que la CNAS a acquis un nouveau siège sur la route de Draâ El Mizan et sera transféré ces jours-ci.
Une grève de ces transporteurs, si elle vient à être décrétée, ne fera sans doute pas les affaires des voyageurs, lycéens et travailleurs, particulièrement, quand on sait qu’un grand nombre de ces mêmes lycéens prennent le transport « privé », faute de l’insuffisance du ramassage scolaire.
D’autre part, les mêmes transporteurs souhaitent éloigner leur arrêt au chef-lieu d’Assi Youcef à cause de la présence de vendeurs de fruits et légumes et autres produits sur le même endroit que leur arrêt.
Cependant, la présence de clandestins, ajoute l’un des membres de cette association, et qui pourraient leur disputer les clients, fait changer d’avis à ces transporteurs qui disent : « Autant rester entre les caisses de pommes de terre, que de s’éloigner et laisser les voyageurs aux autres ».
On ne sait de quoi sera fait demain dans cette affaire. Nous y reviendrons.
S. A.
