La salle de conférences du siège de la wilaya de Tizi Ouzou, dans le cadre de la série de séminaires portant sur la gestion des administrations locales, a abrité jeudi dernier une rencontre sur la gestion des services de l’Etat civil dans les communes.
Ainsi, en présence des secrétaires généraux des chefs de service de la réglementation des 67 communes de la wilaya, du Directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) accompagné des cadres du service de la circulation des personnes auquel est rattaché l’état civil, les participants à ce séminaire ont débattu sur les différents, aspects réglementaires et organisationnels de ce qui est considéré comme une réalité incontournable dans la vie de chacun, du moment que l’état civil, après son institution, joue un rôle important pour affirmer notre appartenance et notre personnalité. De ce fait, durant cette rencontre, un représentant de la wilaya, après un long exposé retraçant l’évolution de l’état civil dans notre pays, notamment après l’Indépendance, a reconnu que des insuffisances existent en matière de gestion et d’application des textes réglementaires. Ce constat a été établi à partir d’un diagnostic faisant état que les responsables des communes ont toujours tendance à reléguer l’état civil à son simple expression. Et pour illustrer cette situation, le représentant de la commune de Mekla a déclaré à l’assistance « que parfois, lorsque un fonctionnaire est sanctionné on l’affecte au bureau de l’état civil ». Tout de même, ces dernières années, des avancées et une évolution positive a été constatée sur le terrain dans les prestations de service, et ce grâce aux efforts déployés par les communes concernant l’aménagement des espaces d’accueil pour les citoyens, la création des antennes administratives dans les villages, le renforcement des effectifs et moyens adéquats pour faire face à la demande croissante des citoyens.
De leur côté, les services de la wilaya, ont toujours affiché leur disponibilité à assister et à orienter les communes afin que ses services se mettent en conformité avec la réglementation, d’autant plus que les représentant des APC ont admis qu’en la matière, des carences existent à cause des différentes interprétations données aux textes de loi. En effet, au moment des débats, les intervenants ont tous convergé pour exposer les mêmes problèmes, à commencer par la tenue des registres de l’état civil, la délivrance des actes, le sous-encadrement dans les services, l’instabilité du personnel ainsi que d’autres questions relatives à la gestion des cimetières et la délivrance du permis d’inhumer.
Les réponses des responsables de la wilaya ont été à la hauteur des préoccupations des communes, puisqu’à la fin du séminaire, le DRAG a fait part de la disponibilité de ses services à assister les communes afin qu’elles mettent fin à certaines situations qui peuvent s’avérer préjudiciables pour le fonctionnement de l’état civil.
M. Haddadi
