l La DGSN a ordonné à toutes les pharmacies de la capitale et des grandes villes à l’échelle nationale que, désormais, les médicaments destinés aux malades mentaux seront délivrés uniquement aux concernés eux-mêmes ou aux personnes qui les prennent en charge, sur présentation d’une ordonnance et d’une carte nationale d’identité. Ces mesures entrent dans le cadre de la lutte contre la consommation et la commercialisation des psychotropes à usage de drogue.
Suite à l’enquête menée par les services de la police, des mesures ont été prises afin de parvenir à finaliser la liste des malades mentaux et leurs adresses pour éviter l’accès au produit pour les adolescents, les toxicomanes et autres experts du marché. Les enquêteurs ont affirmé que » certainse personnes arretées en possession de ce type de médicaments destinés à la consommation ou à la commercialisation ont avoué que les pharmaciens ne sont pas la seule source, mais il y en a bien d’autres « . Et d’ajouter que » le trafic de ce type de médicaments a pris de l’ampleur au milieu des jeunes. C’est grâce à l’aide de leurs complices au niveau des laboratoires pharmaceutiques et des pharmacies des hôpitaux publics « . Ces complices procurent ces produits aux dealers afin de les vendre aux jeunes toxicomanes à des prix exorbitants : entre 120 à 170 DA le comprimé selon l’effet sur le système nerveux du consommateur.
D’après le bilan de l’année précédente de la Gendarmerie nationale, ont été saisis presque 40 000 comprimés de psychotropes de toutes marques. Idem pour la police, qui, durant la même année, a enregistré la saisie de plus 100 000 comprimés. Au vu de ces chiffres, ce sont pas moins de 400 comprimés qui sont saisis chaque jour.
Par ailleurs, s’agissant des mesures prises par les services de la DGSN, Mme Hamrour, présidente du syndicat des pharmaciens privés, a affirmé que » les pharmaciens vont arrêter de vendre ce type de médicaments destinés aux malades mentaux et quelques autres cas, pour éviter tout danger qui en découle « . La présidente a également expliqué que la vente de ces produits pharmaceutiques se fait conformément à la loi. Elle dira : » chaque pharmacie possède un registre mentionnant les renseignements concernant les malades et qui est remis à la police chaque fin du mois pour l’étudier et le contrôler « . Mme Hamrour a tenu à signaler que » ces psychotropes destinés pour la toxicomanie nous viennent de l’étranger et qu’il faut lutter contre ce phénomène pour la santé de nos enfants « .
Nabila Belbachir
