Les étudiants concernés ont enclenché, depuis plus de dix jours, un mouvement de protestation tout en multipliant démarches sur démarches afin de mettre au clair les voies et moyens susceptibles pour une réelle prise en charge de leur problème. Cependant, jusque-là, toutes les actions entreprises par cette frange de la population estudiantine, se sont finalement avérées vaines. C’est pour cette raison que les grévistes se sont ensuite, entendus pour saisir le directeur général de la fonction publique, seul habilité, selon eux, à venir à bout de ce crucial problème. « La présente démarche s’inscrit dans le prolongement des actions légitimes entreprises par le corps des étudiants en réaction au refus de l’inspecteur de la fonction publique d’établir l’équivalence au diplôme DEUA en droit immobilier demandée par un groupe d’étudiants munis de leur titre. Les tentatives d’en savoir davantage auprès des services décentralisés de la DGPF ont malheureusement abouti à la confirmation du refus de reconnaître ce diplôme, arraché aux prix de grands efforts intellectuels et physique », écrivent les protestataires dans une requête adressée au directeur général de la fonction publique. Par ailleurs, sur les rédacteurs du même document s’interrogent sur les objectifs réels assignés à la création de cette filière « Si ce n’est la formation des cadres spécialisés devant intégrer le marché actif dans toutes ses dimensions y compris à travers les établissements à caractère public et administratif régis précisément par le statut de la fonction publique ». En outre, le même texte relève que la formation précitée est assurée par un encadrement pédagogique « digne des grandes universités algériennes » alors que « les enseignements prodigués à l’UFC de Tizi Ouzou sont l’œuvre d’éminents Docteurs d’Etat et maîtres de conférences ». D’autre part, la missive des étudiants poursuit : « N’est-il pas aberrant de consacrer des dépenses publiques faramineuses pour les besoins de cette formation universitaire pour voir en fin de parcours, ces diplômes transformés en papiers creux, chaudement empochés, et leurs titulaires aller grossir le potentiel des chômeurs ?! ». Aussi, les protestataires se disent déterminés à utiliser toutes les voies de recours réglementaires et constitutionnelles afin d’obtenir la reconnaissance et la validation de leurs diplômes. « Et c’est en droite ligne de cette logique que nous avons, après maintes assemblées générales, entrepris un mouvement de grève (arrêt de cours) qui peut fort bien se prolonger au risque de remettre en cause l’existence même de l’UFC, si par malheur notre revendication légitime n’est pas prise en considération », conclut, enfin, la missive des étudiants en droit immobilier de l’UFC de Tizi Ouzou.
A. Hafidh
