La Dépêche de Kabylie : Qui est Yacine Zaouaoui ?
ll Yacine Zaouaoui : Bougiote,originaire d’Imazayen, âgé de 35 ans, marié, père d’une fillette et qui aime la chanson chaâbi. J’ai commencé à chanter le chaâbi dès l’âge de 10 ans, première base.
En 1998, j’ai participé à un concours de variétés où j’ai été classé premier dans la chanson chaâbie, alors qu’en 1999 j’ai eu ma 2e participation dans un autre concours de la chanson chaâbi au niveau d’Amizour (Ifenene Ouzeka, les artistes de demain) où j’ai été classé premier aussi.
Vos débuts dans la chanson ?
ll C’était dans les fêtes de mariage : ma première fête fut à l’âge de 17 ans (1989), et depuis et chaque été j’ai toujours des fêtes à animer, surtout ici à Béjaïa. J’ai eu même quelques occasions à Alger.
Avez-vous participé à des émissions de radio ou de télévision ?
ll Oui, plusieurs fois, surtout à la radio Soummam. En l’an 2000, j’ai été l’invité de Chérif Maâmri, dans l’émission Thamourth nagh, sur la télévision nationale, et une autre participation avec M. Ferhat dans l’émission la Passerelle. En 2005, j’ai été l’invité de Kamel Tarwihth sur Berbère TV, alors que la semaine d’avant, sur El Bahdja, j’ai eu une figuration au Nasreddine El Baghdadi et une autre configuration le 29 janvier 2007 avec M. Kerba dans l’émission Kaâda Khfifa.
Et la semaine prochaine, ça sera à la Chaîne III.
Si vous nous parlez un peu de vos activités dans ce domaine ?
ll A part les fêtes de mariage, j’anime d’autres fêtes et galas (soirées) ici, à Béjaïa. Durant le Ramadhan 2002, par exemple, j’ai célébré 2 soirées chaâbi au niveau du “TRB” : c’était bien réussi. En 2006, j’ai réalisé les paroles et la musique du générique du feuilleton Aziz aben yebgh yli d’Ahmed Djenadi et qui était d’ailleurs ma première expérience et où j’ai joué le rôle d’un artiste. J’ai rendu un hommage à Cheikh El Guerouabi avec le chanteur Hssinas Oued Ghir à la Kasama de Béjaïa avant le 40e jour de sa mort et cela sous le patronat de A. Bouaoudia. Dans les studios, j’ai fait de la “chorale” et du mandolel pour les chanteurs et quelques arrangements, comme Halim Haoussi. Par exemple, pour Mourad Adouane, j’ai fait l’arrangement et le mandole et corale de sa dernière cassette.
Et il y a toujours mes participations dans les diffusions de la radio Soummam qui m’ont déjà beaucoup aidé.
Vous chantez d’autres styles ou pas ?
ll Je chante le chaâbi kabyle et arabe : je ne m’intéresse pas aux autres styles.Le travail que je fais n’est pas le fruit d’un seul individu : c’est aussi grâce à mon orchestre composé de N. Djemil, E. Mezaye, S. Mansour, M. Nermouche et S. Messissile qui m’aide à comprendre les textes.
Vous faites des reprises ou pas ?
ll Je chante surtout le patrimoine, mais j’ai aussi mes propres chansons que j’interprète surtout lors des fêtes. De temps en temps, j’essaye de trouver l’inspiration à travers la musique moderne et ce avec l’aide de Bazou (arrangeur), Farid Herfi et T. Guellati (audio-visuel), et il y a Khaled Berra et M. El Râached, lesquels me procurent El Kassaïds d’Alger.
Je reprends aussi certaines paroles des autres chanteurs comme N. Cheli, El Hassnaoui et Iyahyathrn que j’interprête avec ma propre musique. D’ailleurs j’adore l’improvisation, surtout sur scène. Ce qu’admire le public c’est la nouveauté.
Vos chanteurs préférés ?
ll Je déguste tous ce qui est beau, même dans les autres styles. Alors que dans le chaâbi j’écoute souvent El Hadj M. El Anka et A. El Gadaf qui m’a beaucoup aidé. On a aussi Amar El Zahi, El Gherouabi, Kamel Bourdib, et parmi les plus récents, Kamel Messaoudi, Didine Karoum, Réda Domaz et d’autres chanteurs.
Comment équilibrez-vous entre travail, famille et vie artistique ?
ll C’est l’organisation : à chaque occupation son temps et je sacrifie toute chose pour mon art, mais mon foyer passe avant tout.Durant les fêtes de l’Aïd, j’ai été appelé par radio Soummam. Alors, j’ai passé la matinée dans ma maison avec ma famille et l’après-midi je me suis dirigé vers la radio. On essaye toujours de trouver de l’équilibre entre les choses.
Avez-vous des cassettes ou CD sur le marché ?
ll Pour la production, pas encore, je n’ai pas franchi la voie professionnelle ; je suis toujours sur les fêtes. J’ai eu des propositions de certains éditeurs, mais cela ne m’a pas encore motivé. Pour le futur je prévois d’entamer ma première cassette.
Vos projets ?
ll J’ai à préparer la musique du feuilleton en pleine production d’Ahmed Djenadi, Ussan ini, en langue kabyle ; j’ai à préparer la musique et les paroles et je prévois la préparation d’un concert à Béjaïa pour l’été prochain, et ce pour mon public.Parmi mes rêves, celui d’animer des soirées professionnelle au niveau d’Alger, Tizi Ouzou, Annaba… Alors, si je peux avoir des invitations à ce niveau…
Bakri Bania
