Après un hiver particulièrement sec, nous avons eu un début de printemps particulièrement arrosé : en quatre jours, il aurait plu la quantité de deux ou trois mois, habituels.
Lhkhir n Rebbi, bienfait de Dieu, disent les braves gens. Oui, bienfait de Dieu, mais au vu des désagréments causés par les pluies on ne peut qu’ajouter : bêtise, négligence des hommes ! en effet, si tout le monde a déploré la sécheresse, et appelé de ses prières, la pluie, bénéfique pour les récoltes et l’alimentation en eau potable, on n’a pas manqué de déplorer l’état des routes et des rues.
Celles-ci, qui sont déjà malmenées par une circulation intense et un mauvais entretien, se sont transformées, le temps de deux ou trois heures d’averses, en véritables mares ! Beaucoup d’automobilistes ont pataugé, certains sont même tombés en panne au milieu des flots. Quant aux malheureux piétons, déjà mouillés de la tête aux pieds, ils ont vécu un véritable enfer. Et si par malheur on pose le pied sur un nid-de-poule inondé, qu’on n’a pas pu voir, c’est la chute assurée ! On a vu, dans certains quartiers, les services communaux intervenir, tentant de déboucher les caniveaux : efforts louables, certes, mais était-ce le moment de le faire ? L’hiver dit le bon sens populaire, se prépare en été : c’est en été qu’il fallait refaire les routes, déboucher caves et caniveaux, enlever tout ce qui, une fois la saison des pluies arrivée, pouvait faire obstacle.
Mais la prévention, pour certains responsables locaux, n’est qu’un mot…
S. Aït Larba
