La neige et les pluies abondantes qui se sont abattues sur la région ont provoqué des dégâts au niveau des infrastructures routières et ouvrages. Certains ponts importants ont subi des avaries, tel que celui dit Ighzer Ouhadadh dans la localité de M’zarir qui a été éventré par la furie des eaux, et présente un grand trou béant dans le garde-fou de la partie basse.
Le pont en question est l’un des plus anciens ouvrages de la région dépassant les 80 ans d’âge, construit en pierre taillée sous forme d’arcades, il a résisté et résistera encore longtemps aux violentes tempêtes fréquentes en ces lieux de haute montagne, pour peu que ce trou soit rapidement réparé, notons que cet ouvrage est l’un des principaux ouvrages de la RN 30. Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont des avalanches de neige, glissement de terrains et éboulements de terre et chutes de rochers qui ont obstrué la Route nationale qui est ainsi fermée à la circulation depuis presque un mois. Il suffirait pourtant d’une simple pelle mécanique ou d’un chasse-neige pour dégager ces obstacles et rouvrir cette route stratégique sur plusieurs volets, mais hélas, c’est compter sans la lourdeur et la lenteur maladive des organismes concernés. La mobilisation en permanence d’un simple chasse-neige durant la tempête aurait facilement empêché la fermeture de cette route, comme c’est le cas depuis les premières perturbations atmosphériques et qui risque de se prolonger encore, vu les faibles moyens engagés et le peu d’empressement mis pour sa remise en état.
Le gros du travail se situe surtout au niveau de la partie supérieure pour l’évacuation des eaux. Quant à la chaussée elle-même, elle n’a pas souffert ni subi de dégâts mis à part son obstruction par endroits par des avalanches de neige et de légers rochers ainsi que de petits amoncellements de terre qui peuvent être balayés avec les moyens mécaniques existants et disponibles et une bonne dose de volonté en deux jours de travail maximum. Les autorités concernées doivent effectuer une « virée » sur les lieux pour fouetter les ardeurs des intervenants sur cette voie stratégique.
Omar Soualah
