L’ONUTAD dénonce la marginalisation des victimes du terrorisme

La Coordination régionale de l’ONUTAD (région centre) sort de son mutisme pour dénoncer ce qu’endurent quotidiennement les familles victimes du terrorisme de la wilaya, des familles qui vivent au rythme de la marginalisation et de l’exclusion notamment depuis l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, nonobstant les recommandations du président de la République pour la prise en charge effective de cette catégorie qui a lourdement payé le tribut lors de la décennie noire.

Dans une déclaration rendue publique et une requête pour une rencontre urgente destinée au wali de Bouira, cette structure régionale, dirigée par M. Mesbah Nourdine cite deux cas touchés directement par la « Hogra », en l’occurrence

M. Zougagh Mohamed, fils d’un ex-chauffeur à la wilaya assassiné par la horde sauvage et qui a été exclu de son poste de travail dans la commune de Djebahia et remplacé par un ex-terroriste qui aurait réintégré son poste dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, alors que la loi est claire.

Un autre cas – Farès Rabah, qui a vu sa maison s’effondrer lors des récentes intempéries et qui, aujourd’hui, vit avec sa famille composée de dix membres dans des conditions lamentables, un taudis de fortune de 3 m de long et 2 de large. Toutes ces requêtes formulées aux responsables concernés n’ont pas eu l’écho escompté, pourtant le plaignant ne demande que le minimum : construire dans le cadre de l’habitat rural. On lui fait savoir que techniquement, c’est impossible vu que sa parcelle de terrain a été réservée pour l’intérêt public, pourtant à Souk El Khemis, il existe bel et bien des logements inoccupés.

De ce fait, la Coordination régionale de l’ONUTAD interpelle tous les responsables concernés d’agir le plus tôt possible afin de mettre un terme au marasme et à l’injustice dont sont victimes les deux cas cités ainsi que les autres familles de cette frange de la société.

Rayane B.