Les festivités de la semaine culturelle de la wilaya de Tizi-Ouzou à Alger, tirent à leur fin.
La clôture de cette manifestation a eu lieu ce jeudi à la salle El-Mouggar, en présence de Mme la ministre de la Culture, Khalida Toumi, le directeur de la culture de Tizi-Ouzou, le grand chanteur Lounis Aït Menguellet, et bien d’autres importantes personnalités. Le programme de clôture était particulièrement riche et diversifié.
Le public de la capitale a vécu cinq jours d’événements culturels qui ont représenté la richesse de l’une des merveilleuses régions de la Kabylie, Tizi-Ouzou, en l’occurrence. La fin était aussi magnifique que le début. La direction de la culture est à félicité dans la mesure où elle a réussi à bien gérer le programme de clôture.
Ce dernier a consisté, en début de soirée, en la prestation de la troupe polyphonique de la direction de l’éducation de cette wilaya, qui regroupe dans son ensemble des professeurs et deux directeurs. Elle a présenté cinq chants : El farh amokrane (Idir), aya lkhir inou (patrimoine chanté par Idir), iniyid aya tefress (Brahim Izri), ourgagh (Brahim Izri),Talouite qui est composée (parole est musique) par la troupe.
La chorale était dirigée par le maestro Kaci Ahmed. Cette troupe a obtenu le premier prix, l’année dernière au festival de Sétif. Entre autres, la danse kabyle était aussi présente, par le ballet Asirem Beni Yenni intitulé » Circoncision « , elle a été créée en 1982 par M. Adel Abdelhamid qui définit cette danse par » danse libre « . Elle a effectué plusieurs tournées en Algérie et à l’étranger (France, Belgique, La Russie). Ce ballet a eu le premier prix en 2000 de la meilleure danse. » Dhebbalen » étaient aussi présents par la troupe Ikhulaf Tizi-Ouzou.
La fin de cette soirée a été réservée au jeune chanteur à la voix divine et prenante, Mohamed Allaoua, pour qui, la salle a affiché complet, les retardataires n’ayant pas réussi à trouver de place. Ce chanteur qui a connu un grand succès fait son entrée sur scène.
Arborant un sourire, il salue son public élégamment. Dès qu’il prit sa guitare la salle est en délire : des applaudissements et des youyous fusent de partout. Il ajuste son instrument et débute la soirée par la chanson du défunt chikh Nour Ddine, qui a été un grand succès » Allo triciti « . » J’adore les youyous » lance-t-il, puis la fête se poursuit avec d’autres chansons proposées par le public. En outre, il a rendu un hommage au défunt Matoub Lounes en chantant l’une de ses divines chansons.
Les organisateurs ont tenu à clôturer la soirée en faisant honneur à l’un des illustre pionniers de la chanson kabyle, Lounis Ait Menguellet, pour ses quarante années de carrière. A cet effet,
Mme Khalida Toumi lui a décerné un trophée et lui a offert un bouquet de fleurs, sous les applaudissements et les youyous du public.
La soirée s’est donc terminée en apothéose, tant elle était agréable grâce, il faut le reconnaître, à une excellente organisation et à une bonne prise en charge des participant, ce qui transparaissait à travers la satisfaction du public.
Kafia Aït Allouache
