… et 3 ans pour attentat à la pudeur

C’est une affaire d’attentat à la pudeur et avec violence que le tribunal criminel près la Cour de Béjaïa a eu à examiner, hier,à huis clos. Dans un réquisitoire où il a repris tous les détails du crime, le représentant de ministère public a requis, contre chacun des accusé, la peine de 10 ans de réclusion criminelle, mais le verdict prononcé par le président de tribunal après délibération a été de 3 ans de prison contre chacun des deux accusés.

Les faits qui se sont déroulés dans le village de la commune de Béni Maouche, remontent à la nuit du 1er août 2006 lorsque vers 20 heures, les accusés DB et H. M. et la victime D. F., qui sont âgés de 20 à 25 ans et qui habitant le même village, se sont rencontrés au village et se sont rendus au lieudit Hara Oufella, endroit isolé et inhabité qui se trouve à quelque 700 mètres du village, pour régler leurs comptes. D. F., la victime affirme à l’audience que ses « agresseurs » l’y ont conduit sous la menace de leurs couteaux, et qu’une fois arrivés sur place, toujours sous la menace de leurs armes, ils l’ont contraint à se déshabiller.

Quant aux accusés, dont l’un travaille d’ailleurs chez le frère de la victime, ils soutiennent pour leur part que D. F., est venue de son propre gré et que s’ils ont choisi Hara Oufella, où se trouve un vieux cimetière, qui est sombre et qui est très peu fréquenté, c’est parce que, arguent-ils, les reproches qu’ils ont à faire à D. F., ne doivent pas être entendus de tout le monde. Le but de leur entretien avec la victime, indiquent-ils était d’interrogeait et de prévenir D. F., de ne plus répandre des mensonges selon lesquels H. M. abusait sexuellement de D. B., et de le menacer aussi que faute de quoi, ils déposeraient plainte contre lui auprès de la gendarmerie.

Mais, selon leur déclaration, D. F., au lieu de s’en tenir là, est allée rapporter à son frère qu’ils l’ont déshabillé et déshonoré sous la menace de l’arme blanche à Hara Oufella. Ce dernier, à bord de son véhicule Renault-Trafic, s’est mis immédiatement à la recherche de ses agresseurs. Mais comme, il n’a pu les rattraper puisqu’il se sont sauvés à sa vue, il a la nuit même, déposé, contre eux, une plainte à la gendarmerie. Assurée conjointement par deux avocats, la défense a axé sa plaidoirie d’une part, sur l’absence de preuves et de témoins et d’autre part sur le fait que selon elle, l’accusation reposait uniquement sur le scénario sorti de l’imagination de la victime.

B. Mouhoub