Une petite virée dans ces deux petites coquettes villes nous renseigne sur le nombre important des projets immobiliers. En matière d’investissement local, tout le monde est unanime pour affirmer que c’est le créneau du bâtiment (public et privé) qui détrône tous les autres secteurs, y compris l’agriculture pourtant tout récemment arrivait en tête pour le nombre d’emplois que ce secteur primaire a pu créer. En effet, nonobstant le déficit foncier urbanisable qui caractérise toute la circonscription de Maâtkas, plus particulièrement ses deux chefs-lieux communaux (Souk El Ténine et Souk El Khemis), il n’en demeure pas moins que depuis quelques mois, Souk El Khemis est en passe de devenir un « grand chantier » de par les gigantesques projets en cours de réalisation. Une petite virée dans ces deux petites coquettes villes nous renseigne aussi sur le nombre important des chantiers immobiliers. Ainsi, nous y avons comptabilisé pas moins de vingt et un chantiers rien que dans les centres villes. Que de jeunes ont pu se reconvertir en maçons, ferrailleurs, coffreurs… après avoir essuyé des échecs professionnels dans d’autres secteurs. En outre, il faut souligner que ce marché juteux est encouragé particulièrement par les prix de location très rentables pour les propriétaires : un simple local de 20 m2 est loué à 10 000 DA/mois. Ce n’est certainement pas fortuit si des particuliers se mettent à construire de véritables « drugstores » avec plusieurs locaux commerciaux dont une bonne partie se trouve déjà « retenue ». En somme, Souk El Khemis, mais également Souk El Ténine sont appelés à devenir d’ici une décennie, de véritables pôles commerciaux, à se fier à ce taux d’urbanisation qui ne cesse d’aller crescendo. C’est dire que le secteur du bâtiment a pu supplanter tous les autres secteurs de l’économie locale en matière d’investissements, et par ricochet, en matière de création de richesses et d’emplois.
Idir Lounès
