Dans plusieurs correspondances et requêtes adressées aux différents organismes et institutions de l’Etat et dont nous détenons des copies, les résidants de la cité de regroupement de Bordj Mira (Taskriout) et par le biais des membres de l’association de quartier se sont laissés aller à leur colère, promettant même de ne pas se taire jusqu’à la satisfaction entière de leurs revendications.
En effet, ce bras de fer entre les protestataires et l’administration ne date pas d’aujourd’hui. L’affaire en question remonte à l’an 1994 où les habitants de cette vétuste cité menaient un combat pacifique et sans relâche.
Etant recasé en 1994 dans des chalets et dans des conditions d’habitat précaire, les résidants eux, n’ont pas croisé les bras. Mais toutes les promesses verbales qu’ils ont reçues sont restées lettre morte.
« Ecoutez, tout l’espoir qu’on avait auparavant pour nous reloger dans des logements sociaux est tombé comme un château de cartes », nous déclare le président de l’association de cette cité d’un air dépité.
Ces résidants qui ont tant souffert surtout de la précarité et de la vétusté de leurs demeures comptent ne pas lâcher prise car disent-t-ils : « lors de la visite du wali de Béjaïa en date du 27/12/99 à notre cité, un quota de 50 logements a été dégagé et construit au milieu de la cité et où ils ont pu recaser une partie de celle-ci dans un bloc OPGI. On a attendu alors le recasement de l’autre partie restante. Mais contre toute attente et après achèvement des travaux de réalisation de ces logements et après avoir procédé à l’enquête par la commission de daïra et à l’approche de la distribution de ces logements, on nous apprend que les habitants de cette cité seront recasés dans un nouveau quota de 26 logements attribué dernièrement à l’APC dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. On a même appris que ce projet sera construit au bord de l’oued (Acif – N’Berthah) ; jamais, nous n’accepterons qu’on nous jette à l’oued !? » s’exclame un protestataire.
Enfin et même si ces résidants ont été reçus – et à maintes reprises – par les autorités locales – la dernière réunions remonte au 19 mars 2007 – toutes les démarches entreprises et toutes leurs doléances n’ont pas eu les résultats escomptés.
Cependant, et pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré, les contestataires, que nous avons rencontrés, interpellent encore une fois les autorités compétentes à l’effet de trouver une solution juste et équitable à leur calvaire.
Ils demandent en définitive à ce qu’ils soient attributaires de logements sociaux ou à défaut qu’on leur fasse délivrer des titres locatifs conformément à l’article 5 du titre II de l’ordonnance n°67/188 du 27/09/1967.
Smaïl Chenouf
