« J’invite les citoyens à faire le bilan des élus locaux »

« Dès lors que les responsables locaux à tous les niveaux sont désignés par les citoyens ceux-ci sont en droit de leur demander dès comptes ».

Phrase majestueuses signée par Moussa Belkacem, tête de liste ANR-UDR de Boumerdès pour les prochaines législatives, lors du meeting animé hier enfin d’après-midi à la salle Saïd Sennani du chef-lieu de wilaya.

l’opérateur aura donc, lors de ce moment d’expression invité encore une fois l’assistance à faire le bilan des élus locaux.

« ne voyez-vous pas que les différentes régions du pays entre autres celle de Boumerdès – recelant pourtant d’importantes potentialités – n’ont guère avancé », s’est-il interrogé.

Les parlementaires, surtout eux n’ont pu pour la plupart être pratiquement à l’écoute des citoyens. Des parlementaires qui votent par procuration des lois engageant l’avenir du pays, a-t-il ironisé. Ont-ils réglé les problèmes des jeunes, notamment le chômage ? Non, répond l’assistance qui n’a pas cessé de l’ovationner. Décortiquant particulièrement la démarche de l’actuel gouvernement qui propose encore 15 ministres comme candidats pour la prochaine APN. Moussa Belkacem notera qu’elle ne repose sur aucun bilan chiffré concernant les différents secteurs de la vie socio-économique.

Digression : celle-ci ne peut que rester en panne, tant que les investisseurs ne sont pas encouragés faute de réforme du système bancaire sur laquelle repose le changement souhaité en matière économique, éducative, sanitaire et judiciaire.

S’en tenant à la politique du possible qui s’inscrit entre celles des deux options antagonistes, voire absurdes rangées sous le vocable, tout ou rien l’orateur a expliqué « le prochain scrutin législatif est un virage important dans la vie de la nation ». Une échéance que « nous allons affronter dans le cadre, du nouveau pôle démocratique et républicain », a-t-il souligné.

Un pôle fermé par l’UDR, l’ANR et une aile du MDS de Ali Hocine. Credo réitéré, nous ne somme ni des Beni-oui oui, ni des Beni – Non, non. Autrement dit nulle place ni à la politique oppositionniste, ni à celle de l’intégration au système en acceptant tous ses avatars. Des avatars dont sont responsables les partis gravitant autour du pouvoir et dont la démarche politique n’a fait que régresser le pays, alors que celui-ci a été sauvé des griffes de l’islamise, grâce au sacrifice des forces de sécurité et des patriotes.

Salim Haddou