Le village d’Ath Hammad qui compte parmi les plus importants dans la commune de Saharidj et situé à 6 km au nord-ouest du chef-lieu communal, se trouve, à l’instar des autres, dans une situation lamentable de par les insuffisances qui y sévissent. En effet, ce village est en butte à d’innombrables problèmes caractérisant les localités montagneuses et enclavées. L’exemple frappant et combien tangible demeure sans conteste, la défection, voire l’inexistence quasi-totale de l’éclairage public. Là on constate des lampadaires suspendus aux pylônes dépourvus, même de leur aspect décoratif. En d’autres termes, ils ne servent pratiquement à rien.
L’ancienne installation étant hors service ; la nécessité d’en réaliser une autre, répondant aux normes requises en la matière, est vivement souhaitée. Car, il est utile de souligner qu’hormis la périphérie du siège de la Garde communale, à l’entrée du village, qui reste suffisamment éclairée, toutes les autres ruelles et alentours du village sombrent dans les ténèbres peu de temps après le coucher du soleil.
Quand l’obscurité de la nuit se mêle au marasme de la journée, cela engendre un quotidien peu reluisant. D’Ath Hammad «am lemri» une expression héritée du passé, l’appellation n’est pas fortuite étant donné l’implantation de ce village sur une altitude avoisinant les 900 m au pied du Djurdjura qui surplombe plusieurs régions et où le champ de vision s’étend très loin sur d’autres wilayas. Par ricochet, se doter de l’éclairage public permettra à coup sûr d’embellir le village, de le repérer à partir d’endroits lointains pour enfin confirmer la formule proverbiale citée en haut.
Ainsi et devant cet état de fait, il nous a été permis de constater, non sans amertume, que lors de certaines veillées funèbres où les gens se regroupent dans les domiciles mortuaires venant des quatre coins du village, le problème de l’éclairage public non résolu jusqu’à présent, ne manque pas de susciter les interrogation des uns et des autres alimentant le centre des discussions. Les déplacements dans l’inquiétude et diverses difficultés à travers les différentes ruelles, ne manque pas par ailleurs de poser le problème de l’insécurité qui ressurgie.
A noter aussi que nous sommes à l’orée des grandes chaleurs où les citoyens auront besoin de sortir la nuit, histoire de décompresser et de remplir leurs poumons de bouffées d’oxygène, pour peu que ces sorties soient à la lumière et non dans l’obscurité. A cet effet, un geste dans le sens de régler ce problème est vivement souhaité de la part des responsables compétents qui ne doivent pas perdre de vue l’utilité de ces installations, mais surtout les risques découlant de leur absence.
Ramdane Ider
