Composée en grande partie d’une vaste massif forestier, les localités de Larbaâ Nath Irathen, Aït Oumalou, Aït Aggouacha… vivent à la veille de chaque saison estivale au rythme de la prudence, et ce, à défaut de moyens conséquents pour venir à bout des différents incendies de forêts qui se déclarent un peu partout aux alentours des villages et hameaux, répartis à travers le vaste territoire escarpé des Ath Irathen. L’an dernier, les habitants trouvaient du mal à oublier de grandes surfaces forestières et de vergers réduites en cendres, en remplacement des paysages pittoresques qui faisaient la fierté de la population locale. Mais les moyens dont disposent les APC pour parer à tout éventuel déclenchement des feux, sont dérisoires, même les services de la Protection civile trouvent du mal à maîtriser de telles situations avec le relief escarpé de la région.
Les pistes agricoles (on n’en parlera jamais assez), qui demeurent une condition sine qua non pour parer à tout départ de feu, font souvent l’objet d’opposition inexpliquée, de la part des riverains, alors que les services agricoles de Larbaâ Nath Irathen en dépit de leur volonté ne savent plus où donner de la tête.
Plusieurs pistes entamées, à l’image de celle du village Aït Mimoun, dans la commune Aït Aggouacha, buttent sur des difficultés de la part des propriétaires terriens. Ainsi, cette année aussi, la population appréhende cette saison, si des mesures plus concrètes ne seraient pas prises. La municipalité de Larbaâ Nath Irathen, à l’instar de ses consœurs de la région, viennent à cet effet de rendre publiques, par voie d’affichage, des actions préventives destinées aux populations, pour éviter des incendies, notamment par l’interdiction de stockage des fourrages à proximité des maisons. La prévention, mais aussi et surtout le civisme des citoyens doivent primer afin d’éviter un autre cataclysme, qui ne cesse de guetter les différents villages composant cette région à vocation touristique que les pouvoirs publics ont toutefois délaissée. Il ne va pas sans dire que sur ce plan, les habitants, que nous avons approchés, disent n’avoir jamais profité de la richesse que recèle leur localité quand il s’agit d’apporter des solutions concrètes au développement local.
S. K. S.
