Ambiance au premier jour

l Ambiance singulière, hier samedi, au niveau des différents lycées et collèges, désignés comme centres d’examen du bac dans la wilaya de Boumerdès. L’on a pris comme exemple, le lycée Khaled El Djazaïri — abritant durant quatre jours les épreuves de la série scientifique — pour tenter de décrire le moral des potaches au premier jour de cet examen dont la réussite permet l’accès à l’enseignement supérieur.

Hier donc, à 8h45, tout était prêt pour recevoir les candidats. Les listes des noms étaient affichées sur les portes des salles. Les surveillants (trois par classe) y avaient déjà pris place. Les élèves y entrent à leur tour, certains paraissent angoissés. La première épreuve prévue au programme porte sur la langue arabe dont le coéficient est de 2. « Pour réussir à avoir le bac, on ne doit négliger cependant aucune matière », nous avait confié Farida (19 ans), un quart d’heure auparavant.

Elle révisait encore quelques notions de littérature arabe avant de franchir le portail de l’établissement en question.

Un membre du secrétariat nous a expliqué que dès leur arrivée dans les salles, les candidats sont invités à s’asseoir après avoir présenté leur convocation, leurs cartes d’identités sont déposées (loin de leurs tables respectives. Cartables, sac à main ou portables, s’ils en possèdent.

Le chef du centre dont la mission, on le sait n’est pas de tout repos, puisqu’il doit tout superviser et transmettre à ses subordonnés la moindre anomalie, décacheté, dans une des classes les enveloppes en présence des candidats et surveillants et en retire les sujets.

Le bac a commencé. Deux heures plus tard, la première épreuve est terminée. La plupart des candidats ont affirmé que les sujets sont abordables. Nonobstant la question relative à la grammaire, les élèves de la série sciences de la nature et de la vie avaient le choix entre le commentaire sur la tendance littéraire romantique, genèse et objectifs, et l’étude critique d’un poème de Moufdi Zakaria. L’épreuve d’arabe, est également jugée abordable du côté des candidats littéraires, dont la plupart avaient, apparemment, choisi de commenter un texte d’El Akkad sur la rénovation en matières littéraire et artistique.

Dans l’après-midi, les potaches devaient affronter l’épreuve d’anglais qui réclame une attention particulière. Mais les yeux des uns et des autres sont rivés sur les épreuves des jours suivants dont les coéficients sont élevés. Bonne continuation.

Salim Haddou