Abrika fait le point

C’est beaucoup plus une occasion pour le conférencier de faire un  » historique  » du Mouvement citoyen et les différentes étapes du dialogue avec le gouvernement. Il n’y a certainement pas du nouveau à annoncer mis à part le fait que le mouvement citoyen, avec  » ses structures et commissions  » se charge  » d’établir l’état des besoins des communes de la région  » pour la mise en œuvre du plan d’urgence socio-économique annoncé par le président de la République. Le Mouvement a-t-il la prétention de se substituer à l’Etat ? Abrika répond par la négative même si, d’un autre côté, il affirme que les archs vont soumettre « les besoins sociaux à l’Etat pour prendre les mesures nécessaires et faire le suivi des projets à réaliser ». Il dira également que le Mouvement citoyen a « le droit de regard sur la gestion de l’argent destiné au développement local ». Comment ? « Parce que les archs représentent la population ». L’autre sujet sur lequel Bélaid Abrika s’est aventuré est celui de la JSK. « Nous n’avons pas de problème avec le club, mais avec son président qui mêle le sport et la politique (…) c’est grâce à nous que le stade de 40 000 places est en cours de projet « . « L’officialisation de tamazight par voie référendaire est exclue pour nous à partir du moment où il y a eu un accord global, avec le chef du gouvernement et nous, sur toute la plate-forme d’El Kseur », dira aussi l’invité d’El Bilad qui a ajouté que les deux parties « sont en train de chercher la meilleure manière » de régler cette question. Un conseil supérieur de l’information, un haut conseil à la réhabilitation et à la promotion de la langue amazigh ainsi que « l’implication de la société civile » dans la lutte contre la corruption sont les autres sujets abordés par Abrika et sur lesquels « le Mouvement s’est concerté avec le chef du gouvernement ». Les discussions sur les points non encore « abordés » dans la plate-forme d’El Kseur vont reprendre au courant de la semaine prochaine, a encore informé Abrika.

Ali Boukhlef