L’objet de ce malaise, est justifié par M. Sahnoune, coordinateur de la wilaya d’Alger de la Cnec et chef de file des contestataires, lors d’une virée qu’il a effectuée le week-end passé à notre rédaction, est la » trahison », du SG de l’Onec, vis-à-vis de l’objectif tracé à l’entité, qui n’est autre que la défense des droits des enfants des valeureux martyrs. Mais « l’affaire », remonte selon notre interlocuteur, au moment où le secrétaire général du Cnec a appelé tous les membres à une conférence nationale le 28 mai 2006, soit cinq ans après la tenue de son premier congrès (1999). Sur place, et au grand dam, surtout de la coordination algéroise, la conférence s’est avérée… un congrès. » Tellement il fait l’objet d’une contestation concernant sa gestion catastrophique de l’organisation, au niveau d’Alger, mais qui s’est généralisée au niveau national, le SG du Cnec a surpris plus d’un lorsqu’il a annoncé qu’il s’agit d’un congrès » nous a-t-il affirmé. Pourquoi vous vous êtes élevés contre M. Bounedjma ? Interrogeons-nous. M. Sahnoune, s’est livré, à cet effet, à une lecture des événements qui ont secoué cette entité. Pour lui, la Cnec qui a fait l’objet de » convoitise de soutien » lors des dernières élections législatives, a laissé M. Bounedjma négocier –au nom de la Cnec- les voix de son mouvement et sans prendre l’avis de quiconque.
Mais pour les contestataires, et vu la neutralité de la Cnec, ainsi que les objectifs qui y sont assignés, il n’est guère question de dîner avec n’importe quel parti politique, même avec une longue, très longue cuillère.
En effet, au SG du Cnec est reproché, voire accusé d’avoir roulé lors des législatives pour le vieux parti (FLN). Pis, le SG, selon notre interlocuteur, a procédé à l’exclusion de M. Sahnoune, en remplaçant par l’ex-coordinateur, qui a été, lui aussi, relevé de ses fonctions, mais par …. la majorité de la section d’Alger. N’en restant pas là, et selon les propos de M. Sahnoune, M. Bounedjma a envoyé un groupe de membres de la coordination d’Alger pour changer les serrures de leur siège afin de les empêcher d’y entrer » Mais on a récupéré juste après, notre local » nous a-t-il précisé. Et pour boucler la boucle, le SG contesté, a profité, lui et son clan, tenez-vous bien, des subventions que la wilaya d’Alger a donné à la coordination.
Avec des documents à l’appui, M. Sahnoune, nous informera que les contestataires ne compteront pas baisser les bras face à cette catastrophe. » Pour se défendre, le secrétaire général, nous a accusé que nous sommes contre la politique de la réconciliation nationale » s’est-il étonné, ajoutant au passage, que les irrégularités ont vu le jour, dès la troisième année de son élection, soit à partir de 2002. » Pourquoi agit-il de cette façon, d’autant que le congrès de l’année écoulée n’est pas encore agréé ? » s’est interrogé avec étonnement. En tout état de cause, la montée d’un grand cran de la contestion laisse, à n’en pas douter, présager de sérieux affrontements entre les deux parties, d’autant que les plaignants n’entendent pas lâcher prise. » On fait confiance au ministère de l’Intérieur, et ce, de ne pas laisser reconduire ce monsieur à la tête de notre coordination » a-t-il encore ajouté. En fin, il tient à indiquer que des réunions se tiennent régulièrement au niveau du siège de la coordination d’Alger par plusieurs wilayas, dans le but de prendre les mesures qui s’imposent. Pour sa part, Boualem Nebache, porte-parole de la commission nationale de préparation du congrès du Cnec, dans un communiqué rendu public, hier, a signalé que suite aux entrevues qu’il a tenu avec les services du ministère de l’Intérieur, les deux dossiers relatifs au conflit sont en phase d’étude. » Suite à la réunion extraordinaire organisée aujourd’hui (avant-hier NDRL) au siège de l’organisation, nous informons l’ensemble des responsables des bureaux de wilaya que des travaux de la conférence nationale prévue pour le 21 juin 2007 a été reportée jusqu’au règlement du conflit interne et pouvoir organiser un congrès légitime et réunificateur » a tenu à préciser le communiqué.
Cependant, le document, qui est signé par Boualem Nebache, a également indiqué que le deuxième congrès, tenu le 28 et 29 mars passé, est » illégitime « . Par ailleurs, et pour des plus amples informations, on a voulu prendre attache avec M. Bounedjma, mais nos tentatives sont restées vaines.
Salah Benreguia
