l Le malaise né au lendemain de la clôture de la fête des cerises, au sein de l’hôtel de ville de Larbaâ Nath Irathen, entre élus, et ce, à trois mois seulement de la fin de leur mandature, est loin de passer inaperçu. Les tiraillements qui n’ont cessé de s’étendre, depuis le début de cette fête entre le P/APC et son délégué spécial Aziz Dial du RND ont fini par éclater au grand jour. Ce dernier a, contre toute attente décidé de jeter l’éponge et de claquer la porte de la municipalité. “Cette fois ma décision est irrévocable. Je démissionne, car je n’en peux plus”, tels sont les propos qu’il a tenu, l’air abattu, lors de son passage à notre bureau samedi dernier. Questionné sur les motifs de son acte, cet élu n’est pas allé avec le dos de la cuillère, se considèrant que cette situation n’est que la conséquence logique de “l’inconscience, l’incohérence et la myopie du premier magistrat de la commune”, tout en nous promettant de revenir par ailleurs dans les prochains jours avec des révélations “fracassantes” sur la gestion de la collectivité. Il compte également remettre au bureau de wilaya de son parti un rapport détaillé sur tout ce qui concerne les “faits et gestes” constatés depuis son élection à ce jour. Selon notre interlocuteur, la goutte d’eau ayant fait déborder le vase a été incontestablement la Fête des cerises, d’où chacun dit-il, cherche à tirer des dividendes. Plus grave encore, Aziz Dial révélera que le maire se serait distingué “inopportunément” lors d’une réunion relative aux festivités de la Fête des cerises, et devant tous les présents par des propos “calomnieux, injures et insultes” à son encontre. Selon toujours cet élu, le maire lui aurait interdit même de porter la cravate le jour de l’inauguration de cette fête. Gestes et propos qu’il juge “irresponsables et inacceptables” de la part du premier responsable de la commune d’autant plus que se revediquant d’un parti “démocratique”. Pourtant, en remontant tout au début de leur mandat, personne n’aurait été en mesure de prévoir une telle issue, surtout que la gestion collégiale menée par une alliance hétérogène (RND/RCD) n’a jamais été remise en cause avant que ce conflit n’éclate entre le P/APC et son délégué. Les deux élus RND qui obéissent au doigt et à l’oeil aux instructions du maire n’ont jamais essayé en aucun cas d’influer négativement ou positivement sur le sort de l’Assemblée. A noter que durant toute la matinée de samedi, nos efforts pour joindre le P/APC sont restés vains. Celui-ci nous apprend-on, était en déplacement à radio Soummam à Bejaïa.
Affaire à suivre…
S.K.S
