Le vaccin antirabique engendre des dépenses faramineuses au secteur de la santé

Une campagne d’abattage d’animaux errants, notamment canidés et félins, a été lancée, après affichage, du 18 au 30 du mois courant, suivant un arrêté du wali, au sein de la commune Tifra, et ce à l’exemple d’autres collectivités territoriales. Au sein de la commune Tifra, dont la multiplication des décharges non réglementée reste une place, et entre autres atteintes à l’environnement, attirent chiens et chats sensés être domestiques… Ces lieux dénaturant le milieu rural par l’amoncellement de détritus et autres odeurs incommodantes etc, attirent même les canidés et autres espèces animales vivant à l’état sauvage. En conséquence, des cas de morsures, quoique sporadiques au niveau local ajouté aux statistiques tenus mensuellement par le service de prévention de Sidi Aïch, et les chiffres incitent à la sensibilisation quant au danger planant à travers les animaux vecteurs de la rage. Au service de prévention de Sidi Aïch, l’on met en exergue l’importance d’une telle campagne, tout en faisant l’exposé de la virulence du problème concernant la commune de Sidi Aïch.

En effet, chiens et chats errants posent un problème de santé publique, et vu la cherté de la nouvelle génération de vaccin antirabique dont l’unité revient au contribuable à quelque 6000 DA, les dépenses qu’effectue le secteur de la santé pour les cas de morsures animales sont faramineuses, d’où la nécessité d’actions de prévention — comme il en est le cas présentement— afin de pouvoir investir les mêmes sommes dans la vaccination infantile, la protection maternelle, à titre d’exemple.

En ce sens, vacciner les chiens, les garder en laisse, la déclaration des cas de rage soupçonnés, la protection de l’environnement, amèneront à l’état résiduel les risques de nuisance tant redoutés.

N. Y.