Selon M. Amichi, le directeur de ce centre, il faut innover et initier des nouvelles techniques pour intéresser les jeunes qui échouent dans leurs études. L’innovation réside dans l’invitation d’autres partenaires tels que l’ANSEJ, la CNAC, et les banques, qui financent les projets d’entreprises diverses. «C’est une opportunité ajoute M. Amichi pour les rejetés de l’école, de voir plus loin et faire des projets pour leur garantir l’avenir. Beaucoup de jeunes ne savent à quel saint se vouer, et manquent d’informations quant à ces démarches pour l’obtention de prêts ou de suivre une formation quelconque.» Cette rencontre sera une première dans le genre, du moins dans la région et les jeunes trouvent à travers les différents stands des spécialités du centre, ceux de l’ANSEJ, la CNAC et les banques participantes. Une occasion pour mieux se renseigner, et comprendre les voies et les moyens possibles pour penser avenir et ne pas se décourager malgré l’échec dans les études. Les organisateurs de ces journées «Portes ouvertes», le directeur du centre à leur tête, ont contacté tous les établissements scolaires de la daÏra (CEM et lycées) pour permettre à leurs élèves de se rendre à cette rencontre combien bénéfique. Le public non scolarisé également est convié à ces journées. Et pour mieux convaincre les postulants aux micro-entreprises et à la formation professionnelle, les organisateurs ont fait appel à des stagiaires sortant du centre qui ont monté leurs propres affaires, ainsi que d’autres, qui ont eu grâce à l’ANSEJ, acquis des crédits pour créer leurs entreprises.En d‘autres termes, ce carrefour entre différents organismes et les chômeurs, aura sûrement son but escompté et saura rendre l’espoir à certains jeunes, et même les moins de 50 ans, grâce à la vision juste et consciente de ses initiateurs et leurs collaborateurs.Le centre de formation de Boghni compte pour rappel 883 apprentis dans 16 spécialités. Le premier responsable du centre ajoute que tout stagiaire de celui-ci doit être casé chez les employeurs pour son apprentissage pratique, et les responsables du centre font tout pour le faire. Avec la médaille d’or, que ce centre vient de remporter aux dernières olympiades nationales à Alger, il offre l’image de sérieux et du savoir-faire. Les stagiaires ainsi que leurs parents ne demandent que ça. Et l’histoire saura reconnaître les siens.
Salem Amrane
