Le Conseil de la nation a appelé hier, l’exécutif à fixer des délais précis pour la réalisation du contenu de son programme et à accélérer le processus de la réconciliation nationale. Les membres de la Chambre haute qui ont exprimé leur soutien à ce programme, objet de débat depuis avant-hier, ont estimé que celui-ci » ne peut être réalise sur le terrain en raison de l’absence d’échéances « . Au sujet de la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, les membres du Conseil ont salué les efforts fournis par le gouvernement pour son application, l’exhortant toutefois à accélérer le processus, notamment par le règlement des tous les dossiers en instance. » L’application finale de cette charte sur le terrain contribuera à l’instauration d’un Etat de droit et à la construction économique du pays « , ont-ils dit. Les membres de la Chambre haute se sont en outre, mis d’accord quant à la nécessité de la révision des codes communal et de wilaya, appelant le gouvernement à donner plus de prérogatives aux élus locaux, notamment dans la commune, afin, ont-ils dit, » de réaliser un équilibre entre elle, la daïra et la wilaya « . Evoquant le volet social, les intervenants ont demandé au gouvernement de trouver des solutions urgentes permettant de réduire le taux de chômage, lequel prend de l’ampleur et de réviser la grille des salaires, notamment celle de la Fonction publique. La liberté de la presse et d’expression, la crise du logement, la corruption, la bureaucratie, le problème du foncier et l’investissement, ont par ailleurs été abordés par les membres du Conseil, qui ont rappelé la nécessité de leur prise en charge, » pour arriver à conforter l’Etat de droit « . Par ailleurs, un sénateur a affirmé que le véritable problème demeurant en suspens est » la perte de confiance des citoyens envers l’Etat « , considérant que le rétablissement de cette confiance » nécessite une réforme générale qui éliminera à la racine, le phénomène de la corruption
R. N.
